‹ Mortalité et Morbidité infantiles en milieu tuberculeux: Action du B.C.GChapitre 10 sur 48 · LOS · texte numérisé non relu

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glions mésentériques, une granulie discrète hépato-splénique, une méningo-encéphalite tuberculeuse.

Le pus des ganglions mésentériques contenait des bacilles tuberculeux; par inoculation au cobaye il s’est formé des ganglions dont le pus, contenant lui-même des bacilles tuberculeux, a été injecté par voie intra-veineuse au lapin. Une culture jeune de ces bacilles a permis d'identifier des bacilles bovins. Il s’agit donc, concluent les auteurs, d’une infection tuberculeuse à bacilles bovins, par voie intestinale.

On a évidemment recherché si l’enfant n’avait pu être contaminé par son entourage. Le père a eu une pleurésie séro-fibrineuse en novembre 1930 ; la mère en 1929 a présenté une lésion péri-hilaire probablement tuberculeuse. Cependant des examens radiologiques pratiqués en avril 1931 et en mai 1932 puis après le décès de l’enfant, sur la demande des parents, se montrèrent normaux chez l’un comme chez l’autre. Tout l’entourage était sain également. Toutefois, on sait que, dans bien des cas, il faut admettre la possibilité de contamination par des tuberculeux paraissant guéris, dans la genèse de la méningite tuberculeuse, forme de tuberculose du nourrisson dont Porigine est la plus malaïsée à retrouver.

M. GUÉRN a entrepris la discussion de ce cas :

— il établit d’abord qu’une enquête menée par lui sur la ferme d’où venait le lait, a montré une certaine proportion de tuberculose ; d’autre part, des bovidés réagissant à la tuberculine peuvent sans lésions cliniques, notamment sans lésions de la mamelle. émettre par intermittence des bacilles tuberculeux dans le lait et par les voies biliaires et intesfinales. On sait que la tuberculose humaine d’origine bovine tout en n’étant pas fréquente en France, est loin d’être exceptionnelle ;

— outre la difficulté de reconnaître le bacille bo-

vin, il rappelle également les preuves expérimentales de l’innocuité du B.C.G. Nous avons vu ces preuves plus haut. Dans le cas présent, on a inoculé 5 mgr. de lémulsion incriminée, par voie sous-cutanée, à un cobaye qui était en parfait état de santé 213 jours après l’injection ;

—— une autre preuve est tirée des registres de contrôle de l’Institut Pasteur : 245 enfants ont été vaccinés ou revaccinés en mai 1934 et 449 en juin 1935 avec les mêmes émulsions qui servirent à vacciner et à revacciner le jeune H.. Tous ces enfants sont bien portants et aucun n’a présenté le moindre trouble pathologique ;

— dans le cas cité, il n’avait pas été pratiqué de cuti-réaction avant la revaccination. Si la cuti-réaction était positive, deux solutions s’imposent à notre esprit : l’enfant était allergique parce que la première vaccination avait été inefficace ou parce que la confamination s'était faite avant qu’elle ait pu produire son effet ; ne peut-on penser également que la revaccination a pu être dangereuses chez un sujet déjà allergique ? Tout ceci suppose, évidemment, que enfant était tuberculeux mais il est en somme beaucoup plus naturel d’attribuer à la dite infection tubercu- Jleuse les troubles pathologiques ohservés, qu'aux auelques fractions de mgr. d’émulsion du bacille non virulent de Calmette-Guérin. On obijectera que Îles lésions étaient d’origine intestinale, mais les expériences de CALMETTE et GUÉRIN et de VALLÉE, sur les hovidés. montrent que les lésions initiales de la tuherculose peuvent se développer loin de la porte d'entrée du bacille.

Au total, nous estimons que l’on peut conclure, dans ce cas. tout au plus à l’inefficacité du vaccin mais en aucune facon à sa nocivité.

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