QUELQUES REMARQUES DE TECHNIQUE
Au sujet de la cuti-réaction, notons quelques points : il faut nettoyer le vaccinostyle à l’éther et ne pas le passer à la flamme qui en émousse le tranchant. Certains auteurs conseillent de ne pas désinfecter la peau à l'alcool qui risque d'empêcher la réaction de se produire, et d'éviter, pour la même raison, de pratiquer la cuti sur des régions habituellement découvertes et pigmentées par le soleil. On recommande, en général, de ne pas faire saigner en pratiquant la scarification, mais il ne faut pas que l'infirmière, dans sa crainte d’enfreindre ce précepte, effleure seulement l’épiderme sans l’entamer : une fine ligne rouge doit apparaître, sinon la trace risque d’être perdue. Il est bon, également, de déposer la goutte de la solution à 1 % de tuberculine brute (tuberculine de Koch) avant de faire la scarification. Il faut, en effet, éviter que le caillot fibrineux, dû à la fine hémorragie, ne se forme avant la pénétration de la tuberculine. Enfin, on repèrera, en les entourant d’un trait au crayon dermographique, les zones scarifiées, de manière à les retrouver si l’on ne peut revoir l’enfant avant plus de deux jours.
Pour l'intra-dermo-réaction, il faut se servir, de
20h lis
préférence, d’une seringue de Barthélemy, munie d’un piston coloré et graduée au 1/100° de cm3, d’une aiguille très fine et à biseau court. Il faut utiliser une solution de tuberculine au 1/4.000%, mais il est bon de faire la dilution dans le sérum physiologique extemporanément à partir de la solution au 1/100%. Chez les sujets suspects, on peut diminuer la dilution mais jamais sans avoir pratiqué une première intra-dermo-réaction avec la solution faible.
Enfin {a réaction transcutanée de Moro-Hamburger est signalée par Léon BERNARD, MM. Lamy et LEUCZNER, comme étant préférable à la cuti-réaction pour dépister l’état d’allergie chez les enfants vaccinés par le B. C. G.