NOTION DE CONTACT
Cette notion est très importante. On sait, en effet, que, semblable en cela à tous les vaccins, le B. C. G. ne peut avoir une action immédiate. Cet intervalle libre, ou période ante-allergique, est généralement admis mais sa durée est évaluée de façons différentes. Il est d’ailleurs fort possible que cet espace de temps soit variable et que tous les chiffres cités soient exacts. Par voie sous-cutanée, la durée de la période ante-allergique est relativement assez fixe (4 à 5 semaines). Mais par voie pérorale, elle est au minimum de 6 semaines et peut atteindre 4 à 6 mois. D'autre part, on est également d’accord sur le fait que certains enfants sont réfractaires au B. C. G. comme d’autres le sont à l’anatoxine par exemple, et que, de plus, l’état d’allergie conféré par le vaccin n’est pas indéfini. « Le B. C. G. a la fragilité de tou-
tes les vaccinations. Il ne peut y avoir de certitude mathématique de prémunition constante. Il y a des augmentations ‘de résistance et des fléchissements ». (M. Wezz-HALLÉ). On voit donc la nécessité d'éviter à ces sujets d’une manière temporaire ou définitive, suivant les cas, tout contact tuberculeux. Comme on l’a dit, la place est au premier occupant; aussi le bacille Calmette-Guérin doit-il, pour être efficace, devancer le bacille de Koch.
La conduite à tenir est très simple dans les cas où la mère est une bacillaire pulmonaire avérée et où lon n’a à vaincre que des résistances d’ordre sentimental. L’accoucheur, qu’il soit ou non partisan du B.C.G., conseillera et obtiendra, dans la majorité des cas, l’isolement de l’enfant dès la première heure.
Il n’en est pas de même dans les cas de tuberculose latente et ignorée. Parfois l’on soupçonne la possibilité de la contagion. Il s’agit alors de déterminer les agents de contage à se faire examiner, à plusieurs reprises s’il le faut, et à se séparer de l’enfant s’il en est temps encore. Mais nous avons surtout dans l’esprit toutes ces ‘observations de contamination occulte récemment, et à juste titre, mises en évidence ainsi que Ja notion « de crachement temporaire de bacilles par des sujets en état de bonne santé apparente. » (BEZANÇON, BRAUN et MEYER, Presse Médicale du 9 mai 1934).
Citons, par exemple, cette observation de méningite tuberculeuse chez un enfant vacciné, rapportée par M. ARMAND-DELILLE (S. M. H., mai 1934). Une enquête approfondie montre que l'infirmière de la maternité était tuberculeuse. Nous-même, nous nous souvenons du cas d’une surveillante d’un hôpital d’enfants chez qui, malgré un état en apparence floride, un examen fortuit a permis de découvrir des bacilles dans l’expectoration. Terminons par cette infirmière, chef d’une pouponnière pour convalescents chez qui