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un examen radiologique et bactériologique, pratiqué trois mois seulement après un épisode pulmonaire aigu étiqueté bronchite, fait poser le diagnostic de bacillose. Pendant ces trois mois elle a continué à s’occuper de ces enfants dont le plus âgé pouvait avoir deux ans.
Ce dernier exemple est donné par M. WEILL-HALLÉ avec beaucoup d’autres. Ils ont fait l’objet d’une note à l’Académie de Médecine en mai 1936, dont la conclusion est la suivante : « Tout agent suspect ou guéri après un incident pathologique même douteux, sera éliminé définitivement des services d'enfants et des maternités. »
Faisons encore remarquer le rôle dangereux que peuvent avoir, à notre insu, les infirmières de nuit qui, jamais, ne sont surveillées par le personnel médical.
Sous le titre « Les défaillances de la prophylaxie de la tuberculose à l’école >, M. LESNÉ et Mme DREY- FUS-SÉE (Strasbourg Médical 1935) font remarquer que les enfants des grands centres scolaires sont l’objet d’une inspection médicale périodique, mais qu’il serait bon également de soumettre à des visites le personnel enseignant dont les membres sont examinés, une fois pour toutes, à leur entrée en fonction. Mais il s’agit surtout des cantinières et des femmes de service qui sont en contact intime avec les enfants, s’occupent d'eux aux récréations, préparent leurs repas et les servent à la cantine. Or ces femmes, du moins les premières, ne subissent aucun examen médical régulier. N’étant pas fonctionaires, elles n’ont droit à aucun congé payé en cas d'affection chronique et c’est un sentiment bien naturel qui les pousse à travailler le plus longtemps possible. Ces faits sont surtout regrettables dans les écoles maternelles, ils le sont pour les enfants vaccinés au B. C. G. car nous verrons que
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l’action du vaccin n’est pas indéfinie et que le contrôle par cuti-réaction est loin d’être régulier (il n’est même pas autorisé dans les écoles) mais ils le sont plus encore, on le conçoit, pour les enfants non prémunis.
Notons que les infirmières des hôpitaux ou ces femmes de service dans les écoles, qui appartiennent à des collectivités organisées, seraient facilement surveillées. Il suffirait en somme, d’une modification de règlement ou de loi.
Mais comment agir contre les possibilités innombrables de contagion occulte, que peuvent rencontrer les enfants dans leur entourage ? Les cas de contamination familiale ignorée sont, en effet, très nombreux. Nous en rapporterons deux qui nous paraissent des plus caractéristiques.
Il s’agit d’abord d’un enfant, vacciné à la naissance, isolé pendant 6 semaines et décédé à 4 mois et demi de méningite tuberculeuse (cas de BLECHMANN et MÉ- LY présenté par M. MarFaAN, S. M. H. avril 1936). L’étude de cette observation permet plusieurs remarques :
— une cuti-réaction pratiquée s’est montrée très positive, phlycténoïde même. C’est donc que l'enfant a été infecté par le B. K. et par un B. K. très virulent probablement ; |
— la mère était tuberculeuse pulmonaire et a été traitée par collapsothérapie, mais n’était-elle pas contagieuse ?
— enfin l’enfant a été isolé 6 semaines, était-ce suffisant ? La durée de la période anté-allergique est variable, nous l’avons vu. En somme, l'efficacité du B. C. G. est-elle en cause ? Si l’isolement a été suffisant, il nous faut conclure que le vaccin n’est d’aucun secours contre un apport massif de bacilles. Personnellement, nous croyons que l’enfant n’a pas été éloigné assez longtemps de sa mère dont le pneumothorax a créé une fausse sécuritè,
MM. WErzL-HarrÉ et MOUCHOTTE (S. M. H., mars 1936), rapportent le cas d’un enfant de 10 mois, vacciné à la naissance, qui présentait une tuméfaction sousmentale ayant l’aspect d’un abcès froid; le pus de l’abcès ne contenait pas de bacilles à l’examen direct mais tuberculisait le cobaye ; l'enfant présentait également une spina ventosa. La cuti-réaction était très positive ; il n’y avait pas de B. K. dans le produit du lavage gastrique. La radiographie, enfin, montrait une adénopathie trachéo-bronchique sans lésion parenchymateuse. Une enquête approfondie fut faite ; la mère était bien portante. Le père, employé des P.T.T. et suivi régulièrement (sa première femme étant morte de tuberculose) était robuste et en bonne santé apparente ; il toussait mais était grand fumeur. Une radiographie pratiquée par M. WEILL-HALLÉ a montré une caverne du sommet droit et des B. K. ont été trouvés dans les crachats à l’examen direct.
Nous pouvons donc conclure à la néccessité impérieuse d'isoler les enfants vaccinés, dès leur naissance, que le milieu soit reconnu dangereux ou que l’on découvre la plus minime possibilité de contagion tuberculeuse.