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nombre de cas actuellement connus dans la littérature : 115). C’est, d’autre part, la transmission transplacentaire du virus filtrant. La réalité d’une telle transmission a été abondamment démontrée grâce à un grand nombre d’études expérimentales et de pathologie humaine. S'il devait y avoir beaucoup d’enfants touchés par la tuberculose dès avant leur naissance, on comprendrait, comme nous l’avons déjà fait remarquer, que le B. C. G. devienne non seulement inefficace mais inutile, non seulement inutile mais non recommandable. Dans ce cas, ce n’est plus la question du vaccin qui se pose, c’est un problème beaucoup plus grave, celui, tout entier, de la prophylaxie de la tuberculose. Comme on l’a dit souvent « l’hérédité de graine de la tuberculose, si vraiment elle devait être, serait une doctrine décourageante ». Il y a heureusement des faits plus rassurants. En effet, à côté des premières observations concernant des enfants qui, après leur naissance, devenaient hypotrophiques, se cachectisaient et mouraient rapidement, il en est d’autres concernant des enfants infectés par lultra-virus également, et qui n’ont subi qu’un dommage minime et passager. Retardés d’abord dans leur croissance, ils reprennent le dessus et, pendant un certain temps au moins, rien ne peut les distinguer de ceux nés de mères bien portantes. La question est encore trop actuelle pour que l’on sache quel est l’avenir de tels enfants, mais on a constaté, depuis bien longtemps, chez les descendants de tuberculeux, un pourcentage plus élevé de formes congestives, asthmatiques ou emphysémateuses que de formes caséeuses. N’y a-t-il pas là une sorte de prémunition héréditaire ? HÉRÉDITÉ DE TERRAIN. — La transmission transplacentaire du virus filtrant et ce que nous savons des dangers de contagion dans le jeune âge ont fait perdre à la notion de terrain une grosse partie de son impor-
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tance. On est en droit de se demander maintenant si l'enfant né de parents tuberculeux hérite d’un terrain plus apte que celui d’un enfant né de parents sains, à subir une infection tuberculeuse post-natale. La réponse à cette question est difficile et nous dirons avec M. A. DurouRT « que l’hérédité tuberculeuse (de terrain) d’abord démesurément grandie, puis, par un juste retour, ramenée à l’état presque néant doit garder une certaine place dans le déterminisme de la tuberculose ».
En conclusion, la vaccination anti-tuberculeuse n'est-elle pas particulièrement indiquée sur un terrain ainsi préparé ? À propos de l’hérédité de graine, il nous suffira de faire remarquer que, d’abord, le phénomène d’ultra-virusémie, nécessaire et suffisant pour assurer la transmission transplacentaire, n’est démontré que chez 20 % des mères tuberculeuses; ensuite, qu'il y a dans ces cas, une sorte de vaccination, mais quelle en est la durée ? Les anti-corps de la mère disparaissent, en effet, au bout de quelques mois et ce n’est qu’exceptionnellement qu’on a retrouvé le virus fütrant au bout de 4 ans. Enfin lavenir lointain de ces enfants est incertain et peut-être le B.C.G. trouvera-t-il sa place plus tard dans leur existence. En définitive, quelle conduite tenir vis-à-vis des enfants nés de mères ayant présenté des signes de tuberculose évolutive au cours de leur grossesse ? Il faut les isoler pendant 6 mois et pratiquer des cuti-réactions et même des intra-dermo-réactions pour voir s'ils sont en état d'allergie, les vacciner par voie sous-cutanée si les épreuves tuberculiniques sont négatives ou le redeviennent et rejeter, au contraire, la vaccination dans les cas où elles sont positives. Ces enfants, même contaminés peuvent d’ailleurs ne pas réagir à la tuberculine étant porteurs d’un virus et non pas d’un bacille. Aussi il existe un test plus précis : chez les en-
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fants de moins de 10 jours, on fait une intra-dermoréaction avec. filtrat chauffé selon la technique de Ravaur. Les sujets réagissant à ce filtrat sont infectés par l’ultra-virus (G. PAISsEAU et J. VALTIS).
Nous avons tenu à insister longuement sur ces notions de contact et de terrain parce qu’il nous apparaît qu'à un grand nombre des observations apportées par différents auteurs et destinées à prouver l’inefficacité du B. C. G., on peut opposer l’argument que les conditions d’isolement n’ont pas été observées.
Ainsi que nous l’avons annoncé, nous allons voir maintenant comment les différentes méthodes d’investigation clinique et para-clinique ont été appliquées dans diverses publications et quelle impression se dégage de celles-ci quant à la légitimité de leurs conclusions.