‹ Morve et Immunité Anti-MorveuseChapitre 23 sur 26 · CONCLUSION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

CONCLUSION GÉNÉRALE

Il résulte des expériences relatées au cours du présent travail

que :

L — Le filtrat des cultures âgées de bacille de Wurrmore contient un principe de lyse transmissible pour le bacille de la morve.

IT. — Ce principe lytique, exalté par passages sur cultures

Jeunes de bacilles morveux, devient capable de lyser en série le bacille de Wuirmorr; les passages répétés sur l’un des deux microbes ne diminuent pas l’activité lysante vis-à-vis de l’autre.

IT. — Le filtrat de cultures âgées de bacille pyocyanique contient un principe lytique pour le bacille de la morve, et le principe lytique obtenu en partant du bacille de Wnrrmore est capable de Ilyser le bacille pyocyanique; le bacille morveux se développe normalement en présence de filtrats lytiques d’autres bactéries que celles étudiées.

IV. — Les filtrats lytiques de bacille de la morve ou de bacille de Wuirmore sont toxiques pour les cobayes neufs, et extrêmement toxiques pour les cobayes inoculés de morve.

V. — Le filtrat lytique morveux dilué au 1/20 peut être injecté sans dommage aux animaux sains; une telle dilution injectée aux cobayes inoculés de morve peut arrêter l’évolution fatale de la maladie, sous certaines conditions de voies d’injection.

VI. — Les principes de lyse bactérienne ne disparaissent pas des milieux liquides en présence de doses de formol capables de détruire les corps bactériens ; par l’action combinée de la chaleur, 37°, et du formol, o cm 5 à 1 cm° 5 p. 1.000, on obtient la disparition presque totale des pouvoirs lytique et toxique des solutions bactériolytiques.

VII. — Les filtrats lytiques formolés conservent le pouvoir antigène spécifique d’engendrer in vivo les anticorps antilytiques; on a donné aux filtrats actifs formolés le nom d’anabacté-

riolytiques, et à chaque principe le nom de la bactérie correspondante : anamorve, anawhitmore, etc.

VIIL. — L’anamorve est tolérée par les cobayes neufs même injectée à doses supérieures à 10 em° ; l’anamorve confère l’immunité au cobaye contre une morve expérimentale qui entraîne la mort des témoins en 12 à 15 Jours.

IX. — Les injections intrapéritonéales ou sous-cutanées d’anamorve à des doses répétées de 1 em’, empêchent la mort de cobayes inoculés de morve; l’intervention semble efficace jusqu’au 5° jour d’une évolution fatale en 12 à 15 jours; mais à doses élevées l'anamorve augmente Vinfection des cobayes mor- Veux.

X.— Les animaux neufs qui ont reçu à plusieurs reprises des injections d’anamorve possèdent un sérum qui, injecté aux animaux morveux, est capable d'interrompre l’évolution de la maladie.

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