‹ Mos prisons: ou, Mèmoires de Silvio PellicoChapitre 2 sur 94 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

qui ne lui permet que d eutrevoir des images groësièred, et notre àme deviendra libre dans toutes ses facultés.

Confessons-nous , chrétiens , et ne rougissons pas de professer ouvertement les croyances et les pratiques que nous impose la religion. La vie est fragile et remplie de vicissiiuiles : aujourd'hui nous sommes au sein du bonheur, demain nous pouvons être plongés dans uu abtme de maux. Qui nous aidera dans nos infortunes? Hélas! les amis ne nous abandonnent que trop souvent, et le monde délaii-se toujours ceux qui sont malheureux. La religion seule offre des consolations aux infortunés; elle épanche sur les blessures du cœur une onction salutaire qui le soulage et le guérit; elle nous montre une vie meilleure que celle où les hommPë les pluâ heureux ont encore souvent des larmes amères à verser.

L'auteur des Prisons, Silvio Pellico, eut à soutenir de cruelles infortunes. 11 sentit dès les premiers instants de sej^ maux qu'il n'y a que la religion qui puisse affermir le courage et donner des consolations. Il eut recours à elle , et nous verrons dans le récit de ses malheurs comment il en fut soulagé.

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