‹ Mos prisons: ou, Mèmoires de Silvio PellicoChapitre 87 sur 94 · CHAPITRE LXXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXIX

Nûus Mmes ^ligés d'atteodiA^ eous )ea yermn de la prison de la police ^ l'arrivée d'une commis »oi| qui devftit veoir di» Vieime pour Mua emduire jusqu'aux frontières. En attendant^ ê^mssê

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frontières.

I^ f raia de voyage furent faits par l'empei^ur^ «( ro9 n'épargna ri^a,

M eeoiiAissaâre ^it U, Von Noé^ geutiBitmw #mplaré au sierétariat du miuietè^ de la poUsa»

On ne pouvait uoi^e domi^f upe p^nmm i'vm

DE SILVIO PSaiGO. 965

éducation plus soignée. Il nous traita toujours avec les égards les plus obligeants.

Je partis de Brûnn avec une oppression de poitrine très-douloureuse, et le mouvement de la voiture ne fit qu'aggraver le mal, tellement que le soir je craignais d'étouffer à chaque moment. En outre, je fus dévoré toute la nuit par une tièvre brûlante, et le lendemain le commissaire doutait que je pusse continuer le voyage jusqu'à Vienne. Je lui persuadai que je le pouvais , et nous partîmes. La violence du mal était à son plus haut degré; je ne pouvais ni manger, ni boire , ni parler.

Quand j'arrivai à Vienne, j'étais à demi-niorl.

On nous donna un logement commode et salubre à la direction générale de la police. On me mit au lit , et Von fit venir un médecin; celui - ci ordonna une saignée, et je fus soulagé. Une diète absolue et beaucoup de digitale, pendant huit jours, furent mon unique traitement. Je guéris. Le médecin était M. Singer; et il me prodigua des attentions vraiment amicales.

J'avais la plus grande impatience de partir, d'autant plus que nous venions d'avoir connaissance des trois journées de Paris.

L'empereur avait signé le décret de notre mise en liberté le jour même qu'avait éclaté cette révolution. Certainement il ne pouvait pas le révoquer maintenant; mais il n'était pas invraisemblable

que^ les circonstances doTenant a^itiques pour toute TEurope, on craignit quelques mouvements populaires en Italie, et qu'on nt voulût pas, dans de pareilles conjonctures, nous laisser sortir d'Autriche* Nous avions l'intime conviction que nous ne retourneriotis pas sous les verrous du Spiel<> b^g ; maïs nous craignions que qaelque personne ne vint suggérer à l'empereur de nous déporler dans quelque ville de Tempire éldgnée de nolspe chère péninsule^

Je feignis de me porter mieux que je ne me portais en réalité, et je sollicitai le départ. €Sependant je désirais ardemment de me présenter à Son Excellence le comte de Pralormo, ambassadeur de la cour de Turin à celle d'Autriche; car je savais combien je devais à ses bontés. U avait travaillé à ma délivrance avec la plus généreuse et la plus constante persévérance» Mais on ne voulut faire aucune exception à la défense qu'on nous avait faite de voir personne.

A peine fus-je convalescent, qu'on eut l'ama* bilité de mettre une voiture à notre disposition, pour nous promener pendant quelques jours dans l'intérieur de la ville de Vienne. Le commissaire avait reçu Tordre de nous accompagner partout et de ne nous laisser parlera personne. Nous visitâmes la belle église SaintrÉtienne, les promenades délicieuses de la ville, le château de iichteuslein , et enfin le château royal de Sdiœnbrûnn«

DK SILTIO PBLLICO. 267

Tandis que noiis visitions les avenues magoiflqnes de Schœnbrûnn , l'empereur vint à passer ; ie commissaire de polke nous fit retirer, afin qiie ia vue de nos chétives personnes n'attristât pas ses yeux.

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