SCÈNE VIII
les mêmes , EXCEPTÉ ANNA.
ROSENTHAL
Ah ! mademoiselle , quelle générosité ! Vous êtes mon ange tutélaire , et le ciel vous récompensera. Je ne suis point un lâche : les armes à la main , je n'ai jamais fui ; mais périr, ou être pris , sans pouvoir se défendre , c'est un sort trop funeste.
Souvent j'affrontai le danger ; Jeune, je n'avais point encore Une existence à partager Avec la beauté que j'adore :
MISCELLANEES. 201
Maintenant, sans fuir les combats, Je crains de perdre mon amie , Et sans redouter le trépas , Il m'est permis d'aimer la vie.
KLOPMANN, de la porte.
Mam'zelle î mam'zelle ! J'entends du bruit dehors , des soldats semblent venir de ce côté.
LOUISE
Si l'on frappe, n'ouvre pas encore, (a Rosenthal.) On vous cherche sans doute.... Anna! Anna!