‹ Mosaïque littéraireChapitre 51 sur 56 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

LES MÊMES, KLOPMANN.

M. RAYMOND

Bon ! tu viens à propos , approche , honnête Klopmann, viens recevoir les félicitations de ton maître. Voilà donc à quoi ont abouti tes fanfaronnades de tantôt ! Il semblait, à t'entendre , que tu aurais péri plutôt que de

laisser envahir ma maison. Je rentre, et je trouve un officier ennemi impatronisé chez moi. M'expliqueras-tu cet imbroglio?

KLOPMANN.

Ma foi, je ne suis pas responsable : et d'abord , si cet officier est en vie , ce n'est pas ma faute ; il est là pour le dire. En deux mots , monsieur que voici , qui se dit baron de Rosenthal , et qui est tombé chez nous comme des nues , allait faire connaissance avec ma bayonnette , quand mademoiselle est survenue, ef l'a pris sous sa protection.

M. RAYMOND

Ma fille !

ROSENTHAJ,.

Il m'appartient , monsieur , de chercher à justifier ma présence dans votre maison , et de vous rapporter une action magnanime de mademoiselle votre fille. Pour sauver un infortuné , elle n'a pas craint de compromettre son repos, en me faisant passer ici pour son époux , aux yeux même de celui qui a droit à cet heureux titre.

M. RAYMOND

Ma fille a fait cela ; chère enfant ! Mon cœur ne la démentira pas. Ne craignez rien , monsieur ; vous devenez

318 M1SCELLANÉES.

mon hôte. Et Sinclair! 11 serait donc de retour? Justement le voici.

Page 1