‹ Mosaïque littéraireChapitre 52 sur 56 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

les mêmes, SINCLAIR.

M. RAYMOND

C'est vous , Sinclair , mon brave ami ■ soyez le bienvenu.

SINCLAIR

Il m'est permis de douter , monsieur, que je sois véritablement le bien-venu chez vous : après ce qui s'est passé , ma présence, au contraire , ne saurait être qu'un objet de reproche.

M. RAYMOND

Quelle froideur !... Ah ! j'y suis; il s'est piqué au jeu. ( Bas à Rosenthai. ) Vous , fermez cette robe de chambre. (Haut, à Sinclair, en souriant.) Mon cher Sinclair , vous ne prîtes jamais avec moi un ton si sérieux.

SINCLAIR

Le motif n'en est que trop grave. La confiance d'un honnête homme abusée ! Son cœur cruellement déchiré ! Une promesse solennelle trahie !

M. RAYMOND

Bon Dieu ! Et vous nous croyez coupables de tant de méfaits?

MISCELLANEES. 319

SINCLAIR , indiquant Rosenthal.

N'en ai-je pas la preuve sous les yeux ?

M. RAYMOND

Écoutez , cher Sinclair , je comprends qu'il vous faut ici une explication ; mais ce n'est pas moi qui vous la donnerai; ce sera ma fille. ( Louise entre. ) La voici , nous vous laissons seul avec elle, (à Rosenthal.) Vous y consentez , n'est-il pas vrai?

ROSENTHAL

Oh ! de grand cœur, je vous le proteste.

SINCLAIR

Quoi ! vous-même vous voulez?...

ROSENTHAL

Je fais plus , je souhaite que vous obteniez entière satisfaction.

LOUISE

Mon père ! . . .

M. Raymond entraîne Rosenthal, eu faisant signe à Louise de rester.

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