XVIII INTRODUCTION
même que je vous l'aurais dédiée si j'avais osé. Ne m'en voulez pas pour la mort de mon héros. J'avais une vengeance personnelle à exercer contre lui. Il m'avait tant ennuyé que je n'ai pu m'empêcher de le tuer. .Mais je n'en reviens pas que mon héroïne ne vous enchante pas. Au fond, c'est une très-honnête femme, puisqu'elle avait son amant pour le bon motif. Tout son tort, c'est de n'avoir pas calculé assez exactement le temps de son veuvage, et elle avait des remords, si l'on m'a bien instruit. Voici son portrait^.
« Don Fiéro Férocios de Corto Cabeza. »
M^^® Sophie Duvaucel, en ces jours-là, n'en lisait pas moins avec une attention amicale toutes les pages que Mérimée publiait. Le 7 mars, Stendhal l'avertissait que « l'homme aux poissons et à la cruche étrusque, son favori », avait « donné », le matin même, au National « un article sur Byron où il y a plus de philosophie et de véritable esprit que dans 1,830 numéros du Globe ». Il ajoutait en badinant : « Je suis forcé d'en convenir, malgré l'envie qu'il m'inspire depuis (jue vous le trouvez si beau », et puis il rappelait « l'histoire du brigand sublime Rondino », que Mérimée avait fait paraître dans le même National le 19 février précédent ^.
A travers son badinage, on entrevolt que le Va^e étrusque « avait fort intéressé » M^*® Sophie Duvaucel, et non point seulement, sans doute, parce qu'elle était une