Voir Eug. Vial, dans les Musées de Lyon, p
Le préfet transmet le rapport le 7 juin ^ à la commission des Musées, qui est saisie de la question dans sa séance du 12 juin -. Martin-Daussigny rappelle les nombreuses réclamations venues de Lyon, de Paris, de l'étranger, contre l'interminable relégation aux dépôts d'une œuvre d'art si intéressante, et son espoir déçu de la placer dans l'ancienne salle des cours demandée comme annexe du musée archéologique. Ces deux mosaïques, « des courses de chars » et « des jeux d'enfants », qui se dégradent chaque jour davantage et sont menacées de ruine, iront, si le projet est approuvé, dans la salle des plâtres antiques fermée depuis six ans. La commission reconnaît sur les lieux mêmes la parfaite possibilité et l'urgence de réaliser ce projet. Mais elle s'estime incompétente pour discuter les prix du devis fourni à l'architecte par le mosaïste Mora, « le seul qui peut mettre en place les deux mosaïques et les réparer ». Le 16 septembre, le budget étant approuvé, le préfet prie l'architecte de faire procéder aux travaux et il lui renouvelle cette invitation le 30 octobre 3, Le 20 mars 1870, Mora père et fils signent le reçu d'une somme dont une partie est à valoir sur la restauration des deux mosaïques posées dans la salle des plâtres 4. Mais les travaux ne sont pas terminés ; car Martin-Daussigny écrit le 21 juin 5 : « Vous savez peut-être que nos mosaïstes nous ont abandonnés, il y a trois semaines... », et déplore ce retard fâcheux.
Lorsque la mosaïque Macors vint prendre place dans cette salle, il y en avait déjà une autre, la mosaïque Cucherat ou des Poissons, posée en 1845. Celle-ci et la mosaïque des Jeux de la palestre quittèrent le premier étage de l'aile orientale pour le rez-de-chaussée de l'aile méridionale, pour l'ancien réfectoire, lorsque la transformation de la salle des plâtres en musée Bernard nécessita la division de la galerie en compartiments. Mais celle des Jeux du cirque y resta ; elle y est encore aujourd'hui. Le nom seul du local a changé : c'est maintenant la galerie des peintres contemporains.