‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 3 sur 136 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. M. Adrien Blanchet la reproduit en substance dans son Inventaire, n° 712, et ajoute, ce qui est faux : « sur l'emplacement de la rue des Remparts-d'Ainay ". La source directe de l'erreur est sans doute Duruy, Histoire des Romains, IV, 1882, p. 43, note i : « sur l'emplacement de la rue des Remparts-d'Ainay « ; la source indirecte, Comarmond, Description..., p. 686 : « dans ce jardin qui appartenait à M. Macors... ; il était situé dans le pâté de maisons compris entre les rues Rogé et des Remparts-d'Ainay, au nord et au sud ; à l'est et à l'ouest, entre celles de Puzy et de Bourbon >. Ces limites, d'ailleurs, ne sont pas celles du jardin Macors, mais du lot VI seulement. Martin-Daussigny, Dissertation sur l'emplacement de l'autel d'Auguste, 2*= édit., 1853, p. 9, situe la propriété Macors « rue du Rempart -, désignation aussi insuffisante que celle de Cochard, Indicateur de 1810 ; Curiosités, p. 12 : « Dans le jardin de M. Macors sur les remparts d'Ainai •<. Comarmond ajoute que « la mosaïque était vis-à-vis la maison Micoud '. Il veut dire la maison Michoud, rue de Puzy.

Mais le plan du même Artaud ^ permet de préciser : la mosaïque y est placée dans l'angle sud-est des rues Bourbon (Victor-Hugo) et Rogé (Jarente). Steyert ^ la localise sous l'actuel n" 24 de la rue Jarente, et Vermorel 3 sous le n" 39 de la rue Victor-Hugo. La première localisation est sans doute la plus exacte, quoique l'avantage paraisse revenir à la seconde, quand on examine et le plan d'Artaud et le plan inédit du lot VI que j'ai cité plus haut (fig. 2). Mais il faut savoir que, postérieurement à la date de celui-ci, l'axe de la rue Bourbon fut reporté de façon définitive à une quinzaine de mètres vers l'ouest 4. Si donc le plan inédit met à bon droit la mosaïque presque en bordure de la rue projetée, Artaud n'aurait pas dû la mettre presque en bordure de la rue ouverte. Le mieux serait peut-être de dire qu'elle était située sous la partie occidentale du vaste immeuble que désigne Steyert.

3. « Pharmacien distingué » 5, Paul Macors, au jugement d'Artaud, était aussi « un ami éclairé des arts '. Ami zélé, tout au moins. Il le prouva d'abord en s'apphquant à procurer la conservation sur place de sa mosaïque et à lui donner le cadre qu'il estima digne d'elle. Il fit élever pour l'abriter « un petit temple d'ordre dorique grec » dédié « aux amis des arts » ^. Elle lui valait, en échange, des satisfactions d'amour-propre auxquelles il n'était pas insensible. Sa belle découverte, que la double monographie d'Artaud fit promptement connaître hors de Lyon, avait été, affirme-t-il au début d'une lettre écrite en 1809 7, « honorée... de la visite de tous les grands personnages » qui passaient dans cette ville. U Indicateur de 18 10 s, parlant des deux mosaïques alors exposées dans le clos Macors, celle des Jeux du cirque et celle de Méléagre, lui décernait cet éloge : « Il n'a épargné non plus aucune dépense pour en assurer la conservation... Aussi voit-on chaque jour des

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