‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 35 sur 136 · in-fol., p · texte numérisé non relu

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4. Sénèque, Lettres à Lucilius, 91, 10 : Civitas arsit... uni... imposita... monti. Les assertions de Steyert, ouv. cité, I, p. 236, sont manifestement fausses. Cf. Revue d'histoire de Lyon, III, 1904, p. 18.

5. 1806, in-fol., p. 8 ; cf. in-8, p. 13 : « Ce qui m'a confirmé dans cette idée, c'est que tous les vêtements formés avec des pierres précieuses ont été dégradés, surtout les bleus, en lapis, tandis que tout le reste est intact ». Au bas de ce passage, reproduit dans le Mag. encycl. de 1806, IV, p. 165, Millin se demande en note s'il est bien sûr que ce soit du lapis et non pas plutôt de l'émail, le lapis n'étant pas assez dur pour être foulé aux pieds.

tandis que le président et l'assesseur de droite sont intacts, l'assesseur de gauche a disparu : admettrons-nous que les vêtements de celui-ci seul étaient en pierres précieuses ? Admettrons-nous que la tunique détruite du cavalier d'en bas était d'une autre matière que celle du cavalier d'en haut, intacte ? Il n'est pas vrai non plus, si l'on s'en rapporte à la planche, que, hormis les vêtements ou une partie des vêtements, le reste soit intact ; par exemple, les quadriges et le champ ont souffert à plusieurs endroits. A la réflexion, Artaud se rendit compte qu'il avait dit, en 1806, une sottise ; il ne la répéta point en 1835. Il ne croyait plus alors aux pierres précieuses de la mosaïque ; aussi corrigea-t-il une autre phrase erronée de 1806 ^ : « Elle est composée de petits cubes de marbre et quelquefois de pierres précieuses », par la substitution à ce dernier mot du mot « factices » 2.

En vérité, la mosaïque des jeux du cirque subit, comme tant d'autres, les conséquences d'accidents fortuits ou de méfaits dont les auteurs ne la visaient pas spécialement. D'abord l'édifice qui la contenait s'écroula ou fut démoli, et des blocs de maçonnerie tombèrent sur elle d'une chute lourde. Puis les pans de murs qui l'entouraient et le tas de pierres qui la couvrait furent exploités pour de nouvelles constructions, si bien qu'à l'époque où Paul Macors l'exhuma, il n'y avait plus là « indices de ruines » 3. Non seulement nous n'avons aucun motif de croire que des barbares ou des ignorants s'acharnèrent jadis contre elle, mais nous apprenons d'Artaud lui-même qu'après les mains brutales qui, sans parti pris de la détruire, n'eurent néanmoins aucun égard pour elle, vinrent des mains pieuses qui la protégèrent : « Nous avons remarqué, dit-il, qu'elle avait été recouverte avec intention de la conserver. On a trouvé à sa surface une légère couche de gravier rougeâtre... et, par dessus, un rang de tuiles romaines à rebords j; 4.

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