‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 38 sur 136 · Aujourd'hui, n · texte numérisé non relu

Aujourd'hui, n

6. Artaud, 1835, p. 60, fait sans doute allusion à ce revêtement mural signalé par Spon : « La mosaïque dont il est ici question semble d'autant mieux avoir appartenu à une salle de bains, que les parois des murs qui restaient étaient également incrustées de cubes de mosaïques... ». Cf. Allmer et Dissard, Musée de Lyon, II, 307 : « De cette salle de bains provient la... mosaïque... qui représente une lutte entre Éros et un Satyre ».

7. Toujours d'après Spon. Cf. Cochard, Description.. ., p. 298 : « Vital Cassaire... fit jeter une voûte sur cette mosaïque - . — Par acte du 20 avril 1768, la Dlle Lavetizon, héritière indirecte de Cassaire, vend plusieurs immeubles en un seul tènement, dans l'angle de la montée des Épies et du Gourguillon, entre autres la « maison appellée de Vendosme » qui a parmi ses dépendances « une cave pavée en mosaïque, ouvrage des Romains ■ (Arch. dép. du Rhône, fonds Saint- Jean, armoire Adam, vol. 10, pièce 17).

sonde ». Millin ^3 qui vit la mosaïque en 1804, dans « la maison Cassaire qui appartient aujourd'hui à M. Mine », écrit : « La chambre où est cette mosaïque est ordinairement embarrassée par des tonneaux qui la dégradent. Il faut espérer que le préfet du département obtiendra la permission de Tenlever pour la placer au Musée ». Effectivement, le conseiller de préfecture faisant fonction de préfet mandait, le 4 vendémiaire an XIV (26 septembre 1805), à M. de Fay-Sathonay, maire de Lyon 2 : « Il existe chez les demoiselles Minet, à la montée du Gourguillon, une pièce de mosaïque qu'on m'assure être un monument curieux. Il paraît que cet ouvrage... qui représente des figures et même des tableaux, pourrait être placé avec avantage soit au musée de cette ville soit dans quelque autre établissement public... Je vous donne cet avis. Monsieur, afin que vous en tiriez le parti que réclament l'intérêt des arts et le bien de la ville ». Pour des motifs que nous ignorons, la démarche n'eut aucun résultat. Les Petites Affiches du 4 juin 1808 3 contiennent une offre de vente qui se rapporte certainement au clos Vendôme et à sa mosaïque : « Maison rue des Farges, au dessus du Gourguillon, n^ 128, avec cour, mosaïque, parterre, terrasses, tonnelles, jardin, verger, pavillon... ». Cette annonce fait commencer 4 la rue des Farges, qui prolonge le Gourguillon, un peu plus bas qu'aujourd'hui. C'est également au n^ 128 de la rue des « Farches » que Millin a vu notre mosaïque 5. Cochard, dans V Indicateur de 1808 et dans sa Description de 1817 ^, la signale toujours en place.

2. Plus efficace que la démarche préfectorale fut, heureusement, l'intervention d'Artaud en 18 19. « Affligé, dit-il 7, devoir une mutilation semblable, nous engageâmes M. le baron Rambaud, maire de Lyon, à la faire

1. Voyage dans les départemens du Midi de la France, 1807, 1, p. 466. Millin arrive à Lyon le 10 mai 1804 (ibid., p. 410 et suiv.).

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