Colonia, Histoire littéraire...,!, p. 2^(j
4. Montfaucon, l'Antiquité expliquée, 2° éd., Paris, 1722 ; I, 2p partie, pi. CLXXVII, n° 4 ; Bergier, Histoire des grands chemins de l'empire romain, éd. de Bruxelles, 1736, I, p. 191 ; Ciampini, Opéra, Rome, 1747, 1, pi. XXX, fig. 2 ; cf. p. 81, col. I.
5. Reproduite partiellement en noir dans Steyert, ouv. et pass. cités (le tableau central, les caissons qu le flanquent, une rangée de caissons au dessus, deux au dessous, pas de rinceau).
toute la décoration ornementale au-dessous de lui et à son niveau. En haut manque la partie médiane de la bordure, lacune considérable qu'une brèche irrégulière prolonge parmi les trois premières Hgnes transversales de caissons. Sur les douze panneaux de cette région, quatre sont intacts, I, 3 ; IV, I et 2 (moins la tresse verticale gauche du quadrillage) ; IV, 3 ; — six détruits en majeure partie, I, i et 2 ; II, 2 et 3 ; III, 2 et 3 ; — deux entièrement détruits, II, i et III, i. Dans cette image nous ne trouvons plus aucune rosace à triple exemplaire ; nous en trouvons dix à double exemplaire : I, I (mutilée, mais reconnaissable)=IV, 5 ; I, 6=111, 8 ; I, 7=111, 7 ; 1, 10= IV, I ; II, 3 (mutilée)=IV, 7 ; II, 7=111, 4 ; II, 9=111, 10 ; II, io=IV, 6 ; III, 9= IV, 10 ; IV, 4= IV, 9. On remarquera que deux de ces identités n'existent pas dans la mosaïque actuelle, I, i=IV, 5 ; II, 3=IV, 7. En outre, le caisson II, 8 de la mosaïque a permuté dans l'image avec IV, 8.
Comarmond avait vu la planche d'Artaud; mais il ne prit pas la peine de la revoir, lorsqu'il eut à écrire sa notice ; c'est pourquoi sa définition, d'ailleurs vague, du dommage renverse les termes de la réalité ^ : « Le haut était bien conservé, mais la partie centrale du bas était dégradée... ». Quant à la notice d'Artaud 2, elle se contente, pour les manques, de signaler que Belloni dut refaire « à neuf quelques panneaux dont l'exécution se confond avec celle des artistes des temps antiques » ; mais on y lit, pour le surplus, l'indication d'un fait que la planche ne laisse point soupçonner : « Il nous a paru que ce pavé avait été réparé anciennement dans quelques parties avec peu de succès. Il appartenait à M. Belloni de faire disparaître cette mauvaise restauration... ». S'agit-il bien, à vrai dire, d'un fait? Nous venons de constater que deux panneaux de la mosaïque actuelle ne concordaient point pour la rosace avec ceux qui occupent les places correspondantes dans la planche ; nous constaterons tout à l'heure d'autres discordances du même genre qui ne se rencontrent que dans la partie supérieure du pavement, aux abords de la grande lacune. Cette prétendue mauvaise restauration ancienne que Belloni fit disparaître, ne serait-elle pas une restauration moderne, opérée non sur le pavement, mais sur son image ? Artaud ne pro-