‹ Mosaïques romaines des musées de LyonChapitre 71 sur 136 · Ibid., n° 2ig · texte numérisé non relu

Ibid., n° 2ig

3. Ibid., n° 55 (Aix-en-Provence) ; 1032 (forêt de Bretonne, Seine-Inf.) ; 1 122 (Blanzy-Iez-Fismes, Aisne) ; 1386 (Yverdon, Suisse); 1387 (Yvonand, Suisse); 1403 (Avenches, Suisse) ; 1611 (Rottweil, Wurtemberg). Je ne compte pas le n° 223 qui est un double de 181, et je rappelle que 201=242 (notre mosaïque).

4. Inventaire des mosaïques de la Gaule et de l'Afrique, II, n°" 88, 374, 381, 32a ; III, n'^' 221, 440, 458.

5. Roschet , Lexikon der griech. und rœm. Mythologie' , III, i, col. 1189 et suiv.

6. Notizie degliscavi, 1877, pi. XI ; Bulletino delV Instituto di Corrisp. archeoL, 187Ô, p. 234.

7. Parfois aussi, il y a des animaux et dans le même tableau qu'Orphée et dans les tableaux séparés p. ex., mosaïque d'Yvonand.

plus capitales et des plus belles qui soient » à sa connaissance ^ ; jugement plausible, si on le rapporte au pavé primitif, remarquable par ses dimensoins, tout au moins, et le nombre de ses tableaux ; mais que l'on ne saurait appliquer à notre mosaïque réduite. L'œuvre était d'une époque assez tardive, du iii^ siècle sans doute, et plutôt de sa fin que de son début. Alors le système hexagonal, puis le système octogonal, ont remplacé le système quadrangulaire ; le cadre géométrique a pénétré et morcelé le tableau central. « A mesure que ses lignes se multiplient et s'étalent, les motifs qu'elles isolent se rétrécissent et se simplifient... Comme les figures ne sont plus assemblées, l'artiste cède à la tentation de les isoler tout à fait, même quand elles font partie d'un ensemble. Par exemple, il n'hésite pas à séparer par un large tresse d'encadrement deux gladiateurs qui se meuvent l'un contre l'autre ou un chasseur et la bête qu'il poursuit » ; ici, le chanteur et les animaux qu'il attire vers lui. « Tantôt le mosaïste dissémine les images analogues dans les divers compartiments d'un vaste casier géométrique, tantôt il les aligne sur des registres... ou bien les dispose en frises concentriques autour du motif principal » -.

3. Si le thème d'Orphée charmant les animaux semble avoir été familier surtout aux peintres en mosaïque, il n'a pas été négligé dans les autres sortes de monuments. « C'est de beaucoup la plus populaire de toutes les scènes où figure le héros. Elle est reproduite par des centaines de monuments qui datent presque tous de l'époque hellénistique on gréco-romaine: des fresques, des bas-reliefs et des sarcophages, des patères à libations, des miroirs, des plaques de bronze, des lampes, des pierres gravées, des monnaies de Thrace et d'Alexandrie... 3 ». Bien que le sujet fût tiré de la légende païenne, l'art chrétien primitif se l'est approprié. « Les chrétiens... n'ont pas craint d'avoir recours à la fable d'Orphée pour faire de ce poète sublime la figure symbohque de notre Seigneur Jésus-Christ attirant à lui les cœurs les plus endurcis et les plus rebelles par l'harmonie de ses divines paroles » 4.

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