‹ MoussorgskiChapitre 49 sur 83 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Lorsqu'il se sont éloignés, elle s'assied sur un banc, près de la maison occupée par le prince André Khovanski.

Elle chante une mélodie d'allure populaire, faite de deux phrases expressives de huit mesures, dans lesquelles se dessinent sans que la forme ni la tonalité changent les sentiments divers qui l'animent :

ce J'ai parcouru, la jeune, tous les champs et les étangs, et tous les prés tondus.

ce J'ai parcouru, la jeune , tous les champs j'ai usé mes pieds à la recherche de mon ami, et je n'ai pas vu son visage.

« Je me suis approchée, la jeune, de son palais, et j'ai frappé à sa fenêtre, et j'ai soulevé le marteau de fer : Souviens-toi, souviens-toi, mon ami, ah ! n'oublie pas ton amour. J'ai tant de nuit pensé à ton amour !

« Comme les cierges de Dieu, nous brûlerons tous deux et nos âmes sœurs dans le feu et la fumée monteront aux cieux !

* Tu as désarmé la jeune, tu as trompé la libre, et tu vas éprouver la colère de la méchante et cruelle raskolnitsa. »

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