‹ MoussorgskiChapitre 74 sur 83 · DES OEUVRES DE · texte numérisé non relu

DES OEUVRES DE

LES INTERPRETES

Ouvrages à consulter

Porte-enseigne polka, pour piano.

Moussorgski, dans un catalogue de ses œuvres qu'il rédigea en 187 1 sur la demande de Mme Chestakof, fait sur cette pièce la remarque suivante :« La première composition, publiée à la confusion de l'auteur chez Bernard en 1852, fut la Porte-enseigne polka, dédiée par lui à ses camarades d'école (il avait treize ans). »

(Pages 9 et 20).

Han d'Islande, livret de Moussorgski.

« Essai d'un opéra sur le roman de Victor Hugo. Rien n'en est sorti, car rien ne pouvait en sortir : Pauteur avait dix-sept ans. » (Moussorgski. Catalogue).

(Pages 9, 24 et 235).

Souvenir d'enfance, dédié au prince Obolenski.

(Pages 9, 24, 28).

Scherzo en B dur.

Ce scherzo, instrumenté plus tard par Mous • sorgski, fut exécuté en 1860 à un concert de la Société russe de musique, sous la direction d'Antoine Rubinstein.

(Pages 10, 32).

Scherzo en Cis moll.

(Page 10).

Romances.

Dont une seule est restée : Dis-moi pourquoi y jeune filles paroles de Pouchkine.

Pouchkine ^1799-1837,). Traductions françaises : Œuvres choisies, par A. Dupont, 1847. La Fille du Capitaine, par Louis Viardot, 1854. Doubrovski, 1853, Histoire de Pougatchef, par le prince Galitzine, 1862. Poèmes dramatiques par J. Tourguénef, 1862. Eugène Onégnine, par Paul Beesau. L'Aube russe, par Tseytline et Jaubert.

Quelques poésies de Pouchkine ont été tra-

duites par Mérimée, qui publia une étude sur ce poète en 1849, dans la Revue des Deux Mondes. Consulter Melchior de Vogué : Le Roman russe.

Kinder Scherzo, pour piano.

Publié en 1873.

Impromptu passionné.

Cette pièce a été composée sous l'impression de la lecture du roman de Herzen : A qui la faute ? thèse en faveur de l'amour libre. Le manuscrit porte en marge : Souvenir de Beltof et de Liouba (les héros du roman), ier octobre i859.

Œdipe, opéra.

Moussorgski a écrit plusieurs numéros de cette partition, mais ils n'ont pas été retrouvés. Il n'est resté qu'un chœur, exécuté avec succès à Saint-Pétersbourg en 1861, sous la direction de Ladof.

(Pages 28, 30).

Intermezzo.

Bien que cette symphonie porte en soustitre : in modo classico, l'inspiration en est tout à fait russe. Vers 1870, Moussorgski confia à M. Stasof, en secret, que Y Intermezzo était russe, bien russe. En hiver 1861, à Karevo, propriété de sa mère, Moussorgski, certain jour de fête ensoleillé, s'était beaucoup diverti à considérer un groupe de paysans qui avançaient à travers champs sur la neige, trébuchant, tombant et se relevant avec peine pour retomber encore : « Tout cela » contait Moussorgski « était à la fois beau, pittoresque, sérieux, drôle. Tout à coup apparut dans une sente bien unie une masse de jeunes femmes, marchant gaîment et sans peine, en chantant et riant. Ce tableau se grava dans ma tête sous une forme musicale et très inconsciemment j'eus Tidée de la première mélodie à la Bach (en français) ; les rires joyeux des femmes se présentèrent à moi sous la forme de la mélodie qui m'a servi plus tard pour le Trio. Mais tout cela est in modo classico) conforme à mes préoccupations d'alors. »

En juillet 1887, Moussorgski instrumenta Y Intermezzo et le dédia à Borodine.

Il existe une autre instrumentation de Rimski-Korsakof.

(Page 12).

Prœludium in modo classico.

Impromptu.

Menuetto.

Ces trois morceaux symphoniques n'ont pas été retrouvés. Le dernier est désigné dans le Catalogue de Moussorgski sous le titre de Menuet-monstre \

Le rot Satil.

Le roi Saiil, avant le combat, harangue les chefs des Hébreux.

Texte de Moussorgski. — Pour baryton, avec accompagnement de piano.

Le mendiant .

Romance sur les paroles de Goethe.

(Page 35).

Salammbô.

(Pages 235, 238).

Salammbô.

Calistratey paroles de Nekrasof.

Berceuse. « Mon premier essai de comique.» (Moussorgski).

Nekrasof (1822-1878). La traduction des

Poésies populaires deNekrasof, par MM. Charles Morice et Halpérine-Kaminski (Paris, librairie académique), est précédée d'une étude de M. de Vogué.

On peut consulter encore l'étude de M. Delaveau dans la Revue des Deux-Mondes (15 décembre 1858).

La Nuit, romance.

Ecrite le 10/22 avril sur les paroles de Pouchkine : « Ta voix pour moi caressante, langoureuse. » Cette romance a été instrumentée par Moussorgski en i§68.

(Page 10).

Souvenirs d'enfance. — Nianiaet moi. — La première punition.

(Pages 10, 11).

Berceuse. — Dors, endors-toi, enfant du laboureur.

(Pages 11, 65, 66, 86).

Le Dit de V Innocent.

(Pages 86, 87, 88, m).

Le Gopak, paroles de Chevtchenko (des Haïdamaques).

« Tarace Grigorievitch Chevtchenko, le plus connu des poètes petit-russiens. Né serf en 1814, dans le gouvernement de Kief, fut envoyé à Pétersbourg par son maître, qui espérait tirer profit de ses dispositions pour le dessin. Là, grâce au poète Joukovski et au peintre Brulof, il fut racheté et entra à l'Académie des Beaux-Arts. A sa sortie de l'Académie, gagnant difficilement sa vie comme dessinateur, il fit des vers dans sa langue maternelle. Mais ses idées libérales le firent arrêter en 1847. Envoyé à Orenbourg comme soldat, il lui fut interdit, par ordre de l'empereur Nicolas Ier, d'écrire et de dessiner. Ce n'est qu'en 1857 c\ne des amis puissants obtinrent d'Alexandre II sa grâce. Il lui fut même permis de faire un voyage dans sa patrie, mais le spectacle de son peuple et de ses proches, encore dans la servitude, n'était pas pour lui donner beaucoup de joie. De nouveau arrêté pour des propos trop indépendants, il put pourtant retourner à Pétersbourg, où il mourut peu après, en 1861. On l'enterra dans un kourgane audessus du Dnieper. » (Serge Murât, Magasine international, avril 1891).

Chevtchenko est mort, comme Moussorgski, le jour anniversaire de sa naissance, le 26 février/10 mars. Il y a d'autres analogies,

plus intéressantes, entre les deux artistes, « La poésie de Chevtchenko, dit excellemment Kostomarof , est la poésie de tout un peuple, non seulement celle que traduisent les chansons dont nous ignorons les auteurs, mais celle qu'il dirait si son énergie créatrice ne s'épuisait pas, si des chants nouveaux sortaient de son imagination toujours jeune, ou, pour être plus précis encore, c'est le peuple qui chante par la bouche de son élu. Il est son traducteur toujours fidèle. Un poète tel que Chevtchenko n'est pas seulement un peintre de l'existence nationale, un héraut du sentiment populaire et des anciens exploits, c'est le guide du peuple, celui qui l'éveille à une vie nouvelle, le vates) le prophète. »

{Les Haïdamaques sont de 1841).

Le Désir, paroles de Heine.

Cette romance a été écrite sous l'impression de la lecture, dans la nuit du 15/27 au 16/28 avril. (Catalogue de Moussorgski).

Elle a été dédiée à Madame Opotchinine « en souvenir du jugement qu'elle a porté sur moi. » (Moussorgski).

Chant dSErctna.

(Sur les paroles de Chevtchenko, des Haïdamaques).

La nuit sur le Mont-Chauve .

Ce morceau instrumental, généralement apprécié en Russie, a été exécuté à Pétersbourg en 1886, avec l'instrumentation de Rimski-Korsakof. En 1889, aux concerts de l'Exposition universelle, à Paris.

Le Mont-Chauve. — En petite Russie, !es paysans placent sur la fenêtre ou devant la porte de l'izba, la nuit d'Ivan Koupalo (Sabatina), de l'ortie qui a pour effet de chasser les sorcières. C'est que cette nuit-là, la Baba Yaga, les sorciers et les sorcières se réunissent sur le Mont-Chauve, près de Kief, pour danser et faire le Sabbat. Us sont particulièrement énervés et mauvais, dit-on, cette nuit-là.

Les Champignons. Paroles de Moussorgski. (Pages 81-83).

Le Banquet, paroles de Koltsof.

« Alexis Vasilievitch Koltsof est peut-être parmi les poètes russes, celui qui s'est le mieux inspiré de la muse populaire. C'est vraiment le poète de l'école « naturaliste russe ». Il avait été élevé parmi les paysans du gouvernement de Voronej, où son père exerçait le commerce du bétail. Son talent original avait attiré Fat-

tention du monde littéraire et de Tempereur Nicolas, quand il fut brusquement enlevé par la mort. »

(L. LÉGER, la Littérature russe).

(Pages 69-71).

Le Bouc, paroles de Moussorgski.

(Pages 102-104).

La défaite de Sennaherib) chœur avec orchestre, sur des paroles de Byron, (Sardanapale).

«Le catalogue manuscrit assigne à cette pièce la date du 2g janvier/ 11 février. L'auteur en fut si satisfait qu'il la dédia à son ami et maître Balakiref. On trouve dans ce chœur un élément oriental, un peu sauvage, mais très heureusement transcrit et un rythme caractéristique, épique, plein de vigueur et de grandeur* très oriental également. L'instrumentation est peut-être un peu lourde dans les parties basses, mais ici peut-être, n'est-ce pas un défaut : elle évoque les intonations gutturales des orientaux. La partie la plus faible est le trio. Au fait, pourquoi absolument un trio, dans la manière classique? L'auteur a senti lui-même ce défaut, et, dans l'hiver 1873-1874, il a refait toute une partie de la Défaite de Sennaherib) et substitué au choral un morceau grandiose à pédale, avec un thème nouveau dans Torches-

tre pour les couplets : « L'ange de la Mort s'éleva.,. » Ce chœur a été exécuté pour la première fois en février 1867, sous la direction de Balakiref. (Stasof.)

Deux Chœurs hébraïques.

Le Cantique des Cantiques, paroles de Méï.

(Page 243). Du 12/24 ju*n-

La Pie, paroles de Pouchkine.

Le dit du Farceur, paroles de Moussorgski, Du 19/31 décembre. Le disant est un jeune paysan qui s'en prend dans la rue à une vieille femme, bonne et chétive, et la poursuit de ses compliments moqueurs. La méchanceté populaire est là, notée avec autant d'expression que dans Pavant-dernière scène de Boris Godounof

Le dit du Classique.

(Voir pages 45, Tii-112.)

La Marieuse ', de Gogol.

(Pages 104-108).

Gogol (1899-1852). Traductions françaises : Nouvelles et Tarass Boulba, par Viardot (Hachette) ; L inspecteur en tournée, par Mérimée (Calmann-Lévy, 1878) et M. Chalande

(Fischbacher) ; Les Ames mortes, par Eugène Moreau (1858) et Charrière (Hachette): les Veillées de V Ukraine (Marpon et Flammarion) ; M. de Limosin et A. Pouthier : Nuit de Noël, (Revue hebdomadaire).

Consulter Nicolas Gogol par Mérimée ( Revue des Deux Mondes ,1851); Les grands Maîtres de laLittérature Russe, par Dupuis (Oudin

Le dit de P Orpheline.

(Pages 74, 75, m),

Chanson d'Enfant, paroles de Méï.

E Enfant et sa Bonne , paroles de Moussorgsk i

Fait partie du recueil de La Chambre d- enfants, sous le titre de « Avec Niania. »

(Pages 127, 129-131).

La Berceuse d Eremouchka.

(Pages 66 -68).

Boris Godounof

Le sujet de Boris Godounof a été proposé à Moussorgski par son ami le professeur Nikolsk, en septembre 1868. Moussorgski se mit aussitôt à l'œuvre et le I4[26 novembre, il avait terminé le premier acte (paroles et musique.) L'opéra entier fut achevé en octobre 1869-1870.

Moussorgski écrivait le 13125 juin 1870 à Mhc Pourgold : « J'ai été chez le directeur des théâtres. Il m'a dit que cette année on ne pourrait rien monter de nouveau, mais qu'il se pourrait que dans le milieu d'août ou au commencement de septembre, on m'invitât à effrayer ces messieurs avec mon Boris Godounof. »

(Pages 22, 39, 41-44, 110, 147, 189).

Le Séminariste.

Publié à Leipzig.

(Pages 22, 99, 100, 111).

Le Paradis.

Dans le passage relatif à Serof . à noter la parodie d'un chœur de Rogneda : Mort à lui! Mort à lui ! Mort à lui, à lui, à lui! dont Moussorgski a fait : // s'en va, droit sur enx, droit sur eux, sur eux, sur eux !

Dans le Coin. — . La Poupée. — La Prière. — Le Hanneton.

(Pages 128, 131-136).

Remaniements de Boris Godounof.

(Pages 179, 186).

M lad a.

Dans le courant de l'hiver, le directeur des théâtres impériaux, M. Gedeonof, demanda à Moussorgski, Rimski-Korsakof , Borodine et César Cui de composer la musique de son opéra ballet, Mlada. La musique était terminée au printemps. Moussorgski avait dû traiter quelques scènes populaires, une entrée des princes slaves et un tableau fantastique, l'offrande au bouc noir sur le mont Chauve. Les chœurs populaires avaient été pris par lui dans ses tiroirs ; la marche, originale, fut instrumentée par lui plus tard en 1880 et exécutée au concert de la Société musicale russe sous le titre de Marcia alla Turca. Quant à la scène fantastique, ses principaux motifs ont été empruntés au manuscrit de Salammbô et à la Nuit sur le mont Chauve. Elle fut remise sur le métier plus tard, en 1875, pour le songe du paysan Gritzko, dans la Foire de Saratchinsk. « C'est une des meilleures pages de Moussorgski. » (Stasof.)

Khovant "china.

(Pages 22, 46, 191, 233).

Tableaux dune exposition.

(Page 261). Du 22 juin, 4 juillet.

Ballade de Voublié, poème du comte Golenitchef-Koutousof.

Traduction Hettange : Après la bataille.

Il a trouvé la mort là-bas...

Ce poème a été inspiré par un tableau de Vereschaguine, qui représente un soldat oublié sur le champ de bataille (épisode de la guerre de Tachkent).

On raconte que le tsar Alexandre II, en visitant l'exposition de peinture, s'arrêta devant cette toile, et, très ému, s'écria : « C'est horrible ! Cela ne peut pas être ! » Vereschaguine retira son tableau et le détruisit. Une photographie en a été faite, qui figure dans la galerie Tretiakof, à Moscou.

Le comte Golenitchef-Koutousof, qui fut très lié avec Moussorgski, devait devenir dans la suite directeur de la Banque des Paysans. On a fait sur lui cette épigramme :

« Poète idéaliste. Mais le siècle l'a emporté dans le tourbillon. Il s'est enrôlé parmi les servants de Mercure : le feu du ciel s'est éteint en lui, et il est descendu sur les terres. Il chante, non plus Phébus, mais Pan. [Martiartof)

Actuellement, le comte Golenitchef-Koutousof occupe les fonctions de secrétaire auprès de l'impératrice-mère.

(Voir le Mercure de France, d'avril 1893 : Louis Dumur, Les Poètes Russes contemporains).

Chœur de Josué Navine.

(Page 243).

Sans soleil, paroles du comte G olenitchef- Koutousof.

(Page 259).

Chants et danses de la Mort. Paroles du comte Golenitchef-Koutousof :

Le Trepak (17/29 février).

(Page 256).

La Berceuse (14/26 avril).

(Page 257).

La Sérénade (11/23 niai).

(Page 257).

La foire de Saratchinsk, d'après Gogol.

(Page 46).

Chants et danses de la Mort : Le Chef d'armée.

(Page 257).

Ce ne sont pas les foudres de Dieu : poésie du comte Alexis Tolstoï.

Le comte Alexis Tolstoï, né à Pétersbourg, passa son enfance à la campagne. A neuf ans, il fut présenté au tsarévitch (Alexandre II) et admis au nombre des enfants qui formaient sa société des dimanches. En 1836, il fut attaché à la légation de Francfort-sur- Mein. Nommé aide-de-camp de l'empereur lors du couronnement, il fut ensuite appelé aux fonctions honorifiques de grand-veneur.

Le livre le plus populaire d'Alexis Tolstoï est Le prtnce Serebraniy) roman historique, traduit en français, en allemand, en anglais, en polonais et en italien.

<•. Le sentiment de la nature prend dans les vers d'Alexis Tolstoï une expression pénétrante. Il est moins heureux, mais remarquable encore dans ses vastes ambitions, lorqu'il veut doter son pays d'un Shakspeare. Tourguénef relève une « majesté froide » dans la trilogie dramatique où Alexis Tolstoï fait revivre les figures d'Ivan le Terrible, du Tsar Boris et des anciens Boïars ; la critique est juste ; cette noble tentative n'en reste pas moins fort honorable pour la scène russe (M. de Vogué. La Russie).

« L'âme s'est doucement élevée » .

Poésie du comte A. Tolstoï.

\J enflé. Poésie du comte A. Tolstoï.

Comique. « L'enflé va, tout gonflé — en se maniant en carré. — Il a deux mètres de haut — son bonnet est immense — sa panse reluit de pierreries — et derrière, tout reluit de chamarrures. — Il irait bien chez son père, chez sa mère, — mais les portes ne sont pas badigeonnées ! — Il prierait bien dans l'église de Dieu — mais le parquet n'est pas balayé ! — L'Enflé va, quand il avise au loin un arc-en-ciel. — Et l'Enflé rebrousse chemin. — Il ne veut pas se baisser! »

E st- ce V honneur ? Poésie du comte A. Tolstoï.

Vision. Poésie du comte Golenitchef-Koutousof , de Mezzo-Soprano dans Josué Navine.

Le chagrin entre dans l'esprit...

Poésie du comte A. Tolstoï.

Le Pèlerin.

Poésie de Plestcheef.

« Je n'ai pas de proches, — je n'ai pas de chers à mon âme, — et maintenant si fortement — je les aurai pressés sur mon cœur. »

« Alexis Nicolaievitch Plestcheef appartientà la même école que Nekrasof . Sa vie a été particulièrement pénible. A l'âge de 24 ans, impliqué comme Dostoïevski dans le procès dit de Petrachevski, il fut condamné à mort; gracié par le souverain, il fut incorporé comme simple soldat dans un régiment. Il ne put rentrer dans la vie civile qu'en 1857 ; établi à Moscou, puis à Pétersbourg, il prit une part importante à la rédaction des Annales patriotiques et du Messager du Nord. Sa poésie respire une mélancolie profonde, une ardente sympathie pour les misérables. »

(L. Léger. La littérature russe).

Alexis Plestcheef, ne en 1825, est mort en 1893, à Paris, où il était venu assister aux fêtes en l'honneur de l'escadre russe de la Méditerranée.

La Puce, chanson de Mephistophélès dans P Auberge d'Auerbach. Traduction de Strougovtchikof.

Cette chanson a été composée ainsi que les pièces suivantes au cours du voyage avec Mme Leonof .

Baïdarki, pour piano,

Gourzouf, pour piano.

Tempête sur la Mer Noire, pour piano.

Marche pour le vingt-cinquième anniversaire de l'avènement d'Alexandre II.

Ecrit pour un concours. Ce fut Tchaïkovski qui remporta le prix.

Les éditeurs de Moussorgski sont MM. Biélaïeff, à Pétersbourg et Leipzig, qui a publié la plupart des Dits et chants\populaires. Représentant à Paris : Baudoux, boulevard Haussmann. ,

Bessel, à Pétersbourg et Moscou. [Boris Godounof, Khovantchina, LaChambre d'enfants, Sans Soleil, La Danse macabre).

Jorgensohn, à Pétersbourg.

Juhansen, à Pétersbourg.

Hamelle, à Paris, a édité La défaite de Sennaherib} avec la traduction française.

Hettange prépare une traduction complète de Pœuvre de Moussorgski.

LES INTERPRETES

PÉTROF (basse), qui a joué cinq cents fois le rôle d'Ivan Soussanine de la Vie pour le Tsar, qu'il avait créé, créa en 1873, au Théâtre Marie, le rôle de Varlaam , dans Boris Godounof. « Il est à présume r, écrit M. Stasof , que dans toute sa longue et brillante carrière Pétrof n'a pas trouvé de rôles plus conformes à son talent que Leporello, du Co nvive de Pierre, et Varlaam de Boris Godounof. » Pétrof, lors des représentations de ce drame, devint vite des intimes de Moussorgski. Il a chanté avec un grand succès plusieurs pièces du compositeur, entre autres Le Trepak et le Dit de V Innocent .

Mrao PÉTROF (contralto), sa femme, qui créa les rôles de Vania, dans la Vie pour le Tsar et et de Ratmir dans Rouslan et Ludmila, a interprété entre autres dits et chants de Moussorgski : La Berceuse de la Mort, le Dit de

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