‹ MoustacheChapitre 11 sur 281 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. MOUTON sortant de I» maison. Il regarde à u montre. Midi!... ça n'est pas possible. Heureusement, j'ai un cadran solaire... {Il le regarde.) Midi et demi. Ah! comme J? soleil avance! Je sens que j'ai bien dormi celte nuit. Sans la peur des revenants et des voleurs , dont il est difficile de se'défendre dans une maison où l'oii couche pour la première fois, je n'aurais fait qu'un somme. Je n'ai jamais si bien reposé dans la rue aux Ours depuis trente ans que i'7 étais éubli.

Au : H faut quitter ce que j'adore.

Dans mon lit, au lieu de m'étendre, Tous les jours , entre huit et neuf.

Il fallait me lever pour vendre Drap de Louviers et drap d'Elbeuf 5 Attendre la nuit sur ma chaise.

Avec mon aune sur les bras...

IVIa foi , pour dormir à mon aise.

J'ai bien fait de quitter les draps.

Me voilà. Dieu merci, retiré à la campagne avec douze bonnes mille livres de rentes ; cette maison, que mon notaire a achetée pour moi , me paraît fort jolie... Je n'ai pas pu la visiter entièrement hier : 'ir... Je n'en ai pas dit la raison à Ballot, mon ancien garçon de magasin, que j'ai amené de Paris avec moi... C'est bien l'homme du monde le plus poltron... Mais je l'entends, je crois...

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