TOUS LES PERSONNAGE
ENSEMBLE
*u viLLAGiois, FiRMiN et ACATiiE. Ah! queu fête! (Quelle fête Pour tous les cœurs I A vous surprendre ici chacun s'apprête.
ENSEMBLE
Ah ! queu fête !
Quelle fête Pour tous les cœurs !
Nous vous offrons nos chansons et nos fleurs. riBMiN à Mouton. O toi, qui fis ta fortune sans fraude ,
Vois dans tes bras ta nièce et ton neveu. ACATim, tnon/ran' le transpurent.
Tout comme ici, le vœu de Vive Claude Est dans notre âme écrit en traits de feu. CBOBU». Ah ! queu fête ! etc.
( Pendant le chœur , Mouton est revenu à lui; il regarde et écoute avec étonnement; enfin il aperçoit Agathe et Firmin. )
MOUTON. — Que vois-je ? Agathe ! Firmin ! Comment , c'est vous , mes enfants?
ACATHE. — Oui , mon oncle, c'est nous... Ètes-vous encore fâché?
MOUTON les embrassant. — Non , mes enfants ; non , tout est oublié.
riFMiN. — Convenez que vous ne nous attendiez pas?
MOUTON. — Ma foi, non, j'en conviens... Mais comment se fait-il ?...
AGATHE. — Nous sommes arrivés hier avant vous , nous avons couché \dan3 la maison; Nanette, son père et Pierre étaient dans le secret.
MOUTON. — Mais ces coups de fusil ?...
FIRMIN. — ( // lui fait remarquer le transparent. ) Éuient le signal ie la fête; n'est-ce pas aujourd'hui le 6 juin ?
MOUTON. — Le 6 juin ! jour de la Saint-Claude ! Il a raison. (Riant.) Ah ! ah ! ah ! tout s'explique maintenant.
BALLOT sortant de dessous la table. — Comment ! t9ut ça c'était pour une fête ?
MODTON. — Eh ! oui ! imbécile , cela t'apprendra à t'effrayer d'an rien.
BALLOT.^ — Ecoutez donc , notre maître; il n'est pas donné à tout ie oio-iie d'ùtre brave comme vous.
GDos-jiAK, riiHi «T nkntTTZ présentant des bouquets. — ISot' maitr«, j' vous la souhaitons bonne et heureuse.
MOUTON prenant l urs Ijouquels. — Merci, me» enfants, merci... Comme vous m'^ve suqjrisi Ouf! je n'en suis pas encore revenu.
NA.\rrrii. — Eh hen ! monsieur Ballot, éle.«-vous encore malade ?
BALLOT. — '\lani elle, ça commence à se passer. ( ,) part.) C'est étonnant comme j' la trouve jolie d'puis que j' n'en ai plus peur.,.
FIRMIN aux villageois. — Allons, mes amis, vive la joie ! C'est la fête du m.iitre du logis ; il faut la célébrer dignement , n'e»t-ce pas , mon oncle ?
MOUTON. — Oui, mes enfants... de la danse, de la gaieté... Mail, je vous en prie, i ne autre fois, quand vous voudrez me surprendtt, ]>révenez-moi un peu d'avance.
BALLOT. — Ou' , car vous risqueriez de nous faire peur.