‹ Moustiques et maladies infectieusesChapitre 37 sur 43 · TECHNIQUE DE I.A CAPTURE ET DE L’ÉLEVAGE DES MOUSTIQUES · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE I.A CAPTURE ET DE L’ÉLEVAGE DES MOUSTIQUES

Les inslninienls nécessaires sont :

Pour la capture des larves :

I filet troubleau.

I p'pelte.

Pour la capture des a luîtes :

I filet à papillon.

Des tubes de verre.

Des rtacons k entonnoir.

Des petites cages.

Pour rélevape :

De grandes cages.

Des bocaux de 3 litres.

Des sacs de inou'seline couvrant ces bocaux.

Capture des moustiques. Pêche des Utrves de moiistu^iies. — Instnimenl indispensable : fort (ilel-troubleau à cercle métallique très épais, très solide, le cercle peut se fixer à l’aide d’une vis sur un manche en rotin de i"*,(in ou sur

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une canne solide. Le diamètre du cercle peut avoir 3o centimètres. \ ce cercle métallique, on coud un sac en élolte perméable très solide, au fond duquel est fixé un quart de soldat. L’anse du quart est placée à droite.

Pour donner un coup de filet, il faut plonger le cercle rapidement, de biais, à moitié dans l’eau ; puis d’un mouvement allongé, écumer la surface de l’eau en cognant les tiges des plantes ou en raclant les bords de la mare, surtout là où il y a des cailloux, car les larves d'Anopheles se placent volontiers autour des tiges des plantes qui émergent de l’eau et sur les bords caillouteux des mares. Puis on retire brusquement le troubleau : l’eau passant à travers l’étoffe, s’écoule lentement; les larves au bout de quelques secondes paraissent à la surface. On les recueille une à une à l’aide d’une pipette compte-goutte ordinaire dont on a sectionné la partie effilée. Pour hâter l’écoulement de l’excès de liquide, on prend de la main droite l’anse du quart, on la soulève sur le côté du cercle de façon à ce que l'eau soit étendue sur une grande surface d’étolïe {fig. iq). Quand il ne reste plus qu’une |)etite quantité d’eau, on laisse retomber le quart, qui, seul, se trouve rempli d’eau. Tout le microcosme contenu dans l’eau du filet se trouve co«densr dans ce quart. On soulève alors b> quart au-dessus du cercle en le faisant passer par le

CAPTURE ET ELEVAGE

milieu de celui-ci, et on peut voir sur le fond étainé, les larvesqui sont restcesau fond (/?//.•-!(»). Le chercheur de larves A' Anophelex doit savoir

l'Uf, 10. — lies larve.», l"" lempî^.

choisir dans une mare, un canal, l’endroit où il a le plus de chance de donner un coup de filet fructueux. Dans une collection d’eau à végétation

Fiff, QO, — pBflio (les larves, '20 temps.

riche, il choisira les clairières et fraj)pera avec force de son filet les tige des plantes de façon à

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ce que les larves elTrayécs gagnent le troubleau situé au-dessous. Il sera bon de temps en tern|)s défaire des trouées dans ces plantes entièrement aquatiques sur les feuilles et les liges desquelles les larves se reposent. Parfois, en donnant un second coup de filet immédiatement après un premier, on a des chances de saisir des larves et surtout des nym[)bes qui se sont enfuies précipitamment au choc du troubleau sur l’eau et ont regagné, aussitôt après, la surface.

Parfois, dans les mares à végétation rare, on peut, en se penchant sur l’eau à contre-jour, apercevoir les larves à la surface et les saisir ainsi à coup sûr, mais, la plupart du temps, il faut plonger son troubleau au hasard.

Pour transporter vivantes les larves recueillies dans une excursion, on les place dans un flacon à large ouverture rempli d’eau aux quatre cinquièmes, de façon à ce qu’il y ait peu de ballottement. Il faut que l’eau arrive un pou audessous du retrait que forme la paroi de verre près du goulot, <ar si l’on mettait de l’eau jusqu’à ce retrait, les larves, pour respirer, viendraient se heurter contre le verre et risqueraient de périr d'asphyxie, d'autant plus (ju'clles se jilacent plus ordinairement sur les bords (|u’au milieu de l’eau. Les grosses larves etles nymphes résistent moins bien aux ballottements que les jeunes larves. Il n’est utile d’ôter le bouchon de

CAPTLHE ET ELEVAGE

leiiipson temps pour renouveler l’air (]ue si le transport dans les Maçons est de longue durée (i ou •! jours). Nous avons très liien |)u laisser plus d'une journée des larves à' Anopheles dans un Maçon bouché à l’émeri, sans inconvénient.

1 1 est diflicile de recueillir des œufs A' Anopheles dans les mares, car ces œufs ne sont pas agglutinés entre eux comme ceux des Culex : ils sont pondus isolément, et sont difficiles à reconnaître à l’ieil nu.

Chasse des moustiques adtillf s. — Pour s’em- |»arer des mousti(]ues adultes (|ui se trouvent dans unechambre, rinstrurnent le plus commode est un petit tube de verre du diamètre d’un tube à essai mais moitié moins long, plus commode à manier qu’un tube entier. On tient ce tube perpendiculairement au plan du mur sur lequel est posé le moustique et on applique son ouverture sur l’insecte. .\u bout de quelques secondes, il se dirige au fond du tube. A ce moment, on écarte légèrement le tube du muret on applique un doigt sur l’ouverture. Le moustiipie e->t ainsi captif. Mais si les moustiques (ce (lui arrive le plus souvent) sont |)Osés sur les parties du mur trop élevées [>our être atteintes, ou sur le plafond (et c’est surtout là (lu’ils se réfugient pendant le jour) ce procédé est inap[)licable. On est obligé de se servir d’un Miel dit Mlet à papillons. Le filet en tulle doit avoir une

ÉTL’DK DES MOUSTIQUES

longueur égale à deux fois et demie le diamèlre de cercle de fil de fer, de façon à ce que le filet, étant rabattu sur le plan du cercle, pende en constituant une sorte de sac fermé. Le manche doit être très léger (en bambou).

Il faut un coup de main spécial pour s’en servir utilement. Il ne s’agit pas de placer le (llet à |)lat sur un moustique posé. L’insecte, tendant à monter, passera toujours entre le cercle et le mur au moment où on écartera le filet pour le saisir.

Pour capturer un moustique posé sur une partie inaccessible à la main, on approche doucement de lui le bord du cercle. A un moment donné, le moustique s’envole; d’un mouvement rapide, on le fait pénétrer dans le fond du filet et on donne immédiatementun mouvement brusque de torsion de poignet de façon que le filet se replie sur lui -même, et que son fond constitue un sac fermé {fig. ai). On saisit alors de la main gauche, à pleine main, le coude formé par le filet. Le moustique qui a toujours une tendance à monter, s’élève dans le fond du filet qui est alors maintenu vertical. La main droite, armée d’un tube, ])énétre dans le filet et va cueillir à l’aise l’insecte.

On peut se servir, pour transporter les adultes capturés, de fioles à entonnoir [fig. -.vi). Pour saisir l’insecte, on se sert alors d’un tube ouvert

CAPTURE ET ELEVAGE

aux deux bouts et muni à une extrémité d’un grillage en tulle. L’insecte une fois introduit dans ce tube, on en place l’extrémité ouverte dans l’entonnoir du flacon; puis en pressant une poireen caoutcbouc donton applique l’orilice sur l’extrémité grillagée de ce tube, on refoule

Fig. -M. — Filet (le mousseline.

Manière «l’emprisonner le inousli(|ue,

l’insecte dans le llacon. 11 n’en sortira i)lus, si l’on a soin de donner à l’extrémité de renlonnoir un diamètre de 5 à (> millimètres. Il ne faut pas souffler avec la boucbe, car l’bumidilé de l’baleine collerait les pattes et les ailes des moustiques contre les parois.

KTUüE DES WOI STIQUKS

On peul aussi Iranspotter les adultes caplurés dans une petite cage à manchon {fig. 23) constituée par un squelette en fil de fer de forme rectangulaire, d’assez grande ouverture pour laisser pénétrer la main à l’intérieur.

Sur ce squelette en fil de fer, on coud du tulle grec comme l’indique la figure, et on ajuste à l’ouverture une sorte de manchon, en tulle également. Ou bien ces cages peuvent avoir quatre de leurs parois (trois eûtes latérau.K, et la paroi supérieure) formées par des plaques de verre de i)hotographie

Fi\). Q*2. — Flacon île chasse t\ entonnoir.

/•Vf/. ‘23. — Polile caî:*' à moasiiqucs,

() X i-i ou i3 X iG débarrassées de la gélatine, l.e fond de la cage étant une planchette

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