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d) COLLER et MADDOCK dans une étude de la déshydratation chez l’homme ont mesuré trois tests de l’hémoconcentration :
La numération globulaire, le volume globulaire à l’hématocrite, la densité sanguine.
Chez un sujet qu'ils ont soumis à la restriction liquide presque absolue pendant quatre jours et chez lequel ils ont déterminé très exactement la balance hydrique (mesure du poids quotidien, calcul des 2ngesta et des excreta, mesure de processus de vaporisation, etc.),
voici le tableau qu’ils rapportent montrant les modifications de ces différents tests dans le sens de l’hémoconcentration :
Balance hydrique Numération (cc. d’eau) globulaire Hématocrite Densité
Période 0 ter LPECNRS TS OS OO OUO 49,50 1.059 OO. + 48740, 5.110000 47,96 1.057 ONE TA — 10 5.170.000 48,50 1.059
en | TP PMR — 1.105 5.370.000 48,81 1.060
js LIPAHENANRENLE — 1.060 5.390.000 50,14 1.062
se A rat eue à — 1.204 5.860.000 50,81 1.003 déshydratation) AS RE dia — 624 6.060.000 50,62 I.065 Période DRE ya A Ne :4,5181-297/0 000 49 CT 1.060
, (Ce CESR EC ——" 757 005.210: 000 47,18 1.060 rékydratation!( 20%. 00m + 396 5.380.000 48,97 1.060
L’hémoconcentration est authentifiée par ces tests. On voit en effet :
— le chiffre des globules rouges atteindre 6 millions au quatrième jour de la déshydratation ;
— la densité passer de 1.059 à 1.065 ;
— le pourcentage globulaire à l’hématocrite passer de 49,5 à 50,6.
Mais on perçoit
10 Qu'ils ne subissent pas des variations considérables ;
29 Qu'il est difficile de leur attribuer une valeur quantitative.
Ainsi, au quatrième Jour d’une déshydratation assez poussée pour provoquer des signes cliniques manifestes, déterminer une ascension de l’urée sanguine de 0,30 à 0,45, ils n'atteignent pas les chiffres que l’on a relevé au cours du shock traumatique par exemple.
e) On sait en effet que VIRGIL-H. MooN a fait de l’hémoconcentration le test le plus précoce du shock.
Aux lectures de l’hématocrite, à l’étude de la densité sanguine, au dosage de l’hémoglobine, il préfère la numération globulaire :
La lecture de l’hématocrite pouvant être faussée par l’augmentation de diamètre des globules rouges, par gonflement ;
L'hémoglobine présentant des variations inexpliquées:
f) Enfin JEANNENEY et RINGENBACH ont fait un certaiñ nombre de mesures de la densité sanguine avant, pendant et après des opérations chirurgicales diverses.
Ils relatent deux observations :
L'une, extirpation d’anévrysme artérioso-veineux, suivie d’une suture tendineuse ;
L'autre colporaphie antérieure et colpopérinéorraphie postérieure, toutes deux suivies cliniquement d’un «choc » très modéré dissipé avant la deuxième heure et où des courbes densimétriques établies avec des mesures très rapprochées
(toutes les 3 minutes) de la densité, montrèrent un accroissement considérable et rapide de la densité du sang :
De 1.0555 à 1.0575 dans un cas.
De 1.0515 à 1.0560 dans l’autre.
Ils voient dans l’augmentation de la densité sanguine un signe d'alarme du choc post-opératoire.
Ces mesures ont été faites grâce à la microméthode densimétrique de BARBOUR ET HAMILTON. La technique en est exposée dans la thèse de RINGENBACH..
Cette méthode est extrêmement précise, sensible et rapide puisqu'elle permet d'obtenir avec une goutte de sang, et en moins d’une minute, la densité cherchée avec une approximation de 1/10.000€.
Dans une note à la Société Anatomo-clinique de Bordeaux (27 février 1930) ils insistent sur le triple intérêt diagnostique, pronostique et thérapeutique de cette mesure.
Elle permet notamment de suivre la réhydratation.
C’est ainsi qu’à Columbia, les Américains, par une mesure régulière de la densité sanguine, ont pu suivre objectivement la réhydratation des brûlés du Zeppelin Von Hindenburg.
Au Presbyterian Hospital de New-York, la mesure de la densité sanguine est faite au même titre que celle de la température et de la tension artérielle.
g) Nous aurions aimé pratiquer chez nos opérés cette mesure de la densité sanguine et rechercher si elle constituait un test sensible et quantitatif de la déshydratation postopératoire.
Mais les difficultés de conditionnement de l'heure présente ne nous ont pas permis de nous procurer ni de faire construire l’appareillage de BARBOUR ET HAMILTON.
Nous nous sommes contentés des quatre tests suivants :
Volume globulaire à l’'hématocrite ; Numérahon globulaire ;
Vascosité sanguine, au viscosimètre de Hess ; Dosage de l’hémoglobine.
Re
Voici d’abord nos résultats
Hétma-
Numération Hémo- tocrite : Viscosité (volume globulaire globine globulaire 8) Mme ÇC..
“Périnéorraphie hysté- 4
répexie sms: Jo 4:100 .000 80 % 3,9 35 % 12 3.810.000 80% 3,3 29 % J 3 3.840.000 80 % 3,6 27 Yo J 4 3.810.000 HE TE 33