CONCLUSIONS
1° L'eau est le principal constituant des êtres vivants, le plus important par sa masse et par les rôles qu’elle assume dans les phénomènes vitaux. Veiller à la conservation d’un bon équilibre hydrique doit donc être l’objectif premier du chirurgien ;
20 L'équilibre de l’eau est compromis en chirurgie dans un très grand nombre de circonstances et notamment du fait de l'intervention chirurgicale. C’est dans le sens du déficit, de la spoliation aqueuse que se fait ce déséquilibre ;
3° Nous avons calculé les pertes d'eau consécutives à une intervention et à ses suites. Nous avons calculé notamment, appliquant des recherches américaines de même ordre, les pertes d’eau par l’exhalaison pulmonaire et l’évaporation cutanée, appelées pertes insensibles.
Dans le post-opératoire, les pertes insensibles sont très augmentées. Elles représentent une source importante de sprtic de l'eau.
Calculée sur douze opérés, la perte insensible du jour de l’opération est en moyenne de 1.415 grammes ;
49 D'autre part le volume d’eau nécessaire.et suffisant pour assurer une bonne élimination rénale quotidienne est de 1.000 CC.
5° Donc la ration liquide quotidienne nécessaire à l’opéré est de 2 L. 500, c’est-à-dire 1.500 cc. pour la perte insensible et I.000 cc. pour les urines.
Mais elle doit être notablement augmentée du fait de certaines circonstances : gravité de l'intervention multipliant les fuites de l’eau, pertes anormales, état de déshydratation pré-opératoire ;
69 L'étude des tests de l’'hémoconcentration, limitée dans ce travail aux études de la numération globulaire, de
la viscosité sanguine, de l’hémoglobine et à la lecture de l’hématocrite, demande à être poursuivie.
Elle n’a pas été probante dans nos cas ; il ne semble pas d’ailleurs qu'on puisse attacher aux tests de concentration une signification volumétrique ;
7° Une étude des migrations organiques de l’eau, sous l'influence d'une intervention chirurgicale, a été poursuivie chez sept opérés.
Elle constitue la première application en chirurgie de l'épreuve jumelée de CACHERA et BARBIER, pour la mesure des volumes liquides plasmatique et interstitiel. Nous concluons que l’épreuve jumelée permet de mettre en évidence les trois variations fondamentales suivantes de l’équilibre hydrique après une opération
Réduchion du plasma ; Augmentation des liquides interstitrels. | Perte des liquides intracellularires, puisque l’augmenta-
ton des liquides interstitiels est beaucoup plus forte que la diminution du plasma.
8° Cliniquement
Nous confirmons l'existence d’un syndrome de déshydratahion aiguë post-opératoire dont nous rapportons trois observations détaillées.
L'étude du facteur « déshydratation » dans la genèse de la maladie post-opératoire (dans ses manifestations cliniques comme dans sa traduction humorale) et dans l’évolution d’un certain nombre de syndromes chirurgicaux au premier rang desquels se classe l’occlusion, nous en a montré l'importance majeure et même déterminante.
9° Nous avons cherché enfin à établir sur ces bases — étude du métabolisme post-opératoire de l’eau, étude chnique de la déshydratation — une thérapeutique réhydratante des opérés, qui ne fût pas « de routine ».
«La pratique chirurgicale rencontre chaque jour des cas dans lesquels la déperdition aqueuse joue, dans l’état du malade, un rôle très important, ces déshydratations atteignent fréquemment des valeurs de plusieurs litres ».
S'il est vrai que beaucoup d’opérés font aisément les frais de ces déperditions, pour certains autres « le chirurgien se doit de restituer au plus tôt la masse liquidienne, en grande partie sinon en totalité ».
Nous avons étudié successivement :
Toleés uses.
Ce sont plusieurs litres de solution qu’il faut introduire quotidiennement.