LE D
mm
S'il s’agit de vie religieuse, il est préférable de demander conseil à quelqu'un qui soit bien convaincu de l'excellence de cet état ;: en connaisse les difficultés ; sache les aptitudes requises, les signes de l'appel de Dieu : et en même temps soit au courant des diverses tentations auxquelles sont sujets les jeunes gens qui songent à suivre cette voie.
Est-il bon de barler à vos maîtres de vos as- Pirations religieuses ?
Si la grâce vous pousse à entrer dans leur société, à devenir leur frère, à prendre rang dans leur famille, vous devrez de bonne heure leur faire connaître vos désirs. Ils prodigueront alors des soins Spéciaux, qui auront pour résultat une culture plus appropriée à votre avenir, et votre développement intellectuel et moral y ga- &nera. Ils vous soutiendront de leurs encoura- Jements, et vous éclaireront de leurs conseils, de sorte que vous ne serez pas seul à lutter contre les difficultés du dehors, ou contre les défaillances intimes, A eux reviendra le soin d'organiser tous les préparatifs d’une entrée prochaine dans l’Institut.
Mais, “ii y a de nombreuses demeures dans
SU
la maison de Dieu”, vous pouvez vous donner à Dieu autrement qu’en vous incorporant à la société de vos maîtres. Leur esprit est assez large Pour comprendre que Dieu souffle où il veut leur cœur assez délicat pour ne point contrarier en vous l’action divine. Aussi ne craignez point de ler dévoiler vos Projets, et demandez-leur ce qu’ils en pensent, Vous Pouvez être dans l'illusion sr vos capacités ; vous apprendrez d'eux cé Que vous pouvez attendre de vous-même, Comment s’y prendre pour consulter ?
Il vous est aisé, par exemple, après une confession, de dire dans le secret -du saint tribunal, “Mon Père, j'ai à vous faire part d’une idée qui me poursuit depuis quelque temps : une force intérieure me pousse à ne pas rester dans le monde ; j'aimerais la vie de retraite et de dé- Vouement que mènent les religieux et les prêtres. Mais souvent ces désirs sont combattus par des pensées contraires : je crains de n’être pas digne d'entrer dans la maison de Dieu ; je crains d'être trop faible, pour en porter les obligations, etc. ‘Aidez-moi donc à discerner ce que Dieu demande de moi.”
Que doit faire cebi qui ne rencontre autour
nm tm Qc,
Ars
de lui personne qui l'aide ans son dessein de se donner à Dieu ? Le
Qu'il entreprenne un voyage, au besoin, pour consulter un homme de Dieu, ou qu’il lui écrive pour lui faire connaître ses goûts et ses aptitudes, et recevoir de lui un conseil utile. C’est là ce qu’il devrait faire également, si, à cause de l'ignorance ou de la pauvreté, il ne trouvait pas de maison religieuse où on l’admit. Quelque bon prêtre, quelque religieux zélé serait heureux de lui venir en aide,
Beaucoup de confesseurs facilitent à leurs pénitents ces ouvertures. Déjà, sans doute, le vôtre vous a demandé ce que vous pensez faire dans l'avenir. Qui sait s’il ne vous à pas dit que Dieu vous appelle peut-être au dévouement religieux ? Cette question vous a d’abord troublé et vous n'avez rien répondu. Mais depuis ce temps, cette parole a fermenté dans votre âme, et vous vous demandez si le prêtre n’a pas raison. L'heure est maintenant venue d'étudier votre vocation.
Que faut-il faire connaître à son confesseur ? Si on veut être aidé dans le choix d’un état de
mn AR vie, il faut se faire c tement que possible.
Les bonnes qualités — très précieuse de vocation.
Onnaïitre à lui, aussi parfai-
es qualités, il y a
en les ayant, on à aussi cati €s sont ordinaireit” l’aptitude à cet Aux bonnes qualités se rattachent
ment destinées. Elles former état de vie.
les vertus.
Les défauts. —11s Peuvent nous signaler tel ou
tel état que l'on doit éviter : car certains défauts sont incompatibles avec quelques états déterminés, Aux défauts se apportent les vices auxquels on peut être sujet, les infirmités et plaies morales, les Mauvaises inclinations, les fautes, les chutes passées,
Le caractère et tempérament.
Les cttraits —1] f rances, ses vues, se d’un autre côté, Montrez en mêm à exécuter les y Pugnanc
aut dire ses goûts, ses S projets et désirs ; ses craintes, ses répu € temps que vous ête olontés du Seigneur, quelque réè que puisse éprouver la nature. Alors teur Pourra se prononcer plus Ii
espé-
et aussi gnances.
S résolu
nr
PERF OM
Sans craindre que vous perdicz courage à la vue des obstacles,
Les empêchements, difficultés qui pourraient s'opposer au choix de tel ou tel état,
Les principales circonstances de sa vie.
La mesure des grâces surnaturelles reçues dans le passé ; car cette mesure indique ce que Dieu demande dans l'avenir. Il est donc très important de savoir ce que Dieu à déjà fait pour une âme. Que le jeune homme se garde donc de cacher au prêtre les grâces et les le Seigneur lui a déjà faites. Si, par exemple, il a eu dès l'enfance, un goût prononcé pour la Piété et pour les choses de Dieu ; si la fréquentation des saints Sacrements «
t pour lui pleine C2 charmes ; s’il éprouve un grand attrait pour
la prière, un grand zèle pour le salut des âmes ct pour la gloire de Dieu ; s’il sent au fond de Son cœur le dégoût et la crainte du monde, l'horreur du péché, un vif amour Pour la pratique des vertus telles que la Pureté, la mortification, l'humilité, l'obéissance. I] ne peut point dissimuler ces opérations de la grâce, mais il doit les EXposer avec candeur et s
implicité, comme s’il s’adressait à Jésus-Christ Lui-mêtme,
faveurs que
mr
Qu'il entre donc dans tous les détails capables d’éclaircir le Confesseur ou Directeur, et de diriger son jugement : lui disant vers quel âge, il a songé sérieusement soit à se fixer dans le monde, it à embrasser la vie parfaite, dans quelles circonstances, ces dégÿrs ou ces vellkités se réveillent le plus Souvent ; si c’est aux jours de fête, à l'heure de la communion ou au milieu des jeux et de Ja dissipation ; s’il est poursuivi, obsédé de tes pensées ; s’il les a repoussées à Plusieurs reprises ; si elles ort réjoui ou attristé SOn cœur, Toutes ces questions et d’autres encore qu'un Directeur Prudent posera doivent recevoir une solution complète,
La décision du Directeur repose sur la connaissance qu’il a de la personne qui le consulte, dans l'affaire de SA vocation, Cela suppose qu'on s’est ouvert Parfaitement à lui sur tous les points indiqués ci-dessus,et qu’on ne lui a rien laissé ignorer des plaies de l'âme, de ses besoins les points indiqués ci-dessus, et qu’on ne lui à rien ignorer des plaies de l’âme, de ses besoins et de ses ressources, de ses dispositions bonnes ou mauvaises. Que le Directeur lise dans votre âme, s’il se peut, comme vous y lisez vous-même.
ne nus,
Dans ce Cas, vous aurez tout sujet de vous promettre que Dieu présidera au jugement de son ministre, et que l'esprit de vérité lui suggèrera Pour vous une décision juste, et à laquelle vous Pourrez vous en tenir. De plus, l’accomplissement de ce devoir répandra le calme et la paix dans l'âme de celui qui délibère, “Les bons conseils d'un ami, dit l’'Esprit-Saint, remplissent l'âme de douceur. (Prov. 37, 9). Cette parole s’accomplira à la lettre dans tous ceux qui consulteront le Seigneur, avec foi et simplicité, en interrogeant ses ministres,