‹ Moyens de connaître sa vocation [microforme]Chapitre 9 sur 17 · Absence d'empêchement · texte numérisé non relu

Absence d'empêchement

Dieu ne peut pas demander l'impossible, Donc, aussi longtemps qu’il y à un obstacle ou empéchement insurmontable, en dépit de l'attrait et des aptitudes que l’on peut avoir, on ne peut

être appelé, au moins pour le moment, à cet état.

Îl faut réfléchir sur nous-mêmes

Il faut nous appliquer à nous-mêmes la théorie des signes de vocation, et examiner notre attrait—nos aptitudes—et l'absence d’empêchement qui se trouvent en nous, en rapport avec l'état que l’on veut embrasser, ou les différentes vocations qui se présentent à notre choix.

Quel est votr, attrait ? Sentez-vous une impulsion intérieure, réelle et prononcée, vers tel état plutôt que vers tel autre ? Avez-vous de l'attrait, du goût, de l’inclination à exercer les fonctions propres à cet état ? La divine Providence donne en effet à chaque homme l’inclination ct l'attrait pour l'état auquel elle le destine.

Quel est votre aptitude ? Qu’êtes-vous capable de faire ? Car chacun n’est pas apte à toute

chose. Avant de VOUS engager dans un état, tenez un juste compte de vos moyens, de vos forces, de vos ressources en tout genre.

titudes sont les conditions nonvotre succès, mais encore de votre la vie, car enfin, ce que nous

Ces apseulement de bonheur dans aVONs à faire, nous devons le faire non-seulement d’une manière telle qu’elle, mais nous devons le bien f

aire; or Pour cela, il faut que vous

vuissiez le faire avec

aisance et facilité, “Il faut,dit saint Ambroise,que celui qui veut faire un bon choix, cherche à bien se connaître lui-même, qu’il examine les bonnes qualités dont le ciel l'a doué, comme tous les défauts qui peuvent se trouver en lui ; qu'avant de s'engager dans un état, il y pense longtemps, qu’il comprenne toutes les conséquences de la démarche qu’il va faire, qu’en un mot, il se juge lui-même sans chercher à se faire illusion et que, s’éloignant pour jamais des voies qui le conduiraient presque infailliblement à sa perte, il embrasse sans hésiter celle qui devra le conduire au bonheur.” Un oiseau ne vole pas sans aile : un

vaisseau ne vogue PaS sans voiles. Ce serait

une témérité de tout entreprendre, une folie de

se croire propre à tout. Tel état exige une

vertu héroïque, et la vôtre chancelle peut-être,

celui-ci demande un Courage à toute épreuve, et

vous n'avez peut-être que peu d'énergie. Avant de vous engager, consultez donc bien vos talents, votre vertu et vos forces.

Y at-il un empêchement à un état de sorte que vous seriez dans l'impossibilité physique où morale d’en remplir les obligations, par exemple, manque de santé ?

PT: et LE CONSEIL

Pourquoi demander conseil ?

A cause de l'importance de l'entreprise —Tci, l'erreur aurait de tristes conséquences. Perdre notre argent, c’est regrettable ; perdre toute considération, c’est regrettable aussi ; mais perdre notre vie en l’égarant dans une fausse voie, ce serait notre plus grand malheur.

Consulter, c'est diminuer les chances d'erreur. Personne n'est seul. juge compétent dans sa Propre cause. On peut se faire illusion en L:usieurs points. C’est pourquoi le Saint Esprit, nous dit : “Mon fils, ne faites rien sans conseil, et VOUS n'aurez pas lieu de vous repentir de ce que vous avez fait.” (Eccl. 32, 24). Et ailleurs: °Ne vous appuyez pas sur votre prudence”.

(Prov. 3,5). S'il est une question où la prudence s’impose, où la lumière doit s'ajouter à la lumière, où nous ne devons pas nous en tenir à notre seul sentiment, c’est bien la question de notre vocation.

A cause de la difficulté de l'entreprise —T1 s’agit ici d'apprécier jes avantages et les difficul-

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