SCÈNE III
MONTFLACHARD, pui. BERTHE.
UOIfTFLACHAnD.
Chocolat! je ne peux pas entendre ce mo(-là !... il me rappelle mon ancienne profes.sion... ma boutique ! Pouah !
BERTHE , vCDsuil dc ia gauche. *
Bonjour, mon oncle.
MOnmiCBARD.
Comment, tu es déjà levée ?
BBRTHB.
Ah! c’est qu’aujourd’hui c’est un grand jour... Il arrive un prétendu pour mu cousine Bradamante...
MOHTFLACHARD.
Eh bien, qu’cst-ce que ça te ibitl..
BERTUB.
Tiens, ça m’intéresse!... Quand ma cousine sera mariée, mon tour viendra peut-être?...
hontflachard.
Comment, Berthe! tu veux me quitter?... (Arec dignité.) Est-ce que, par hasard, ma maison... t’embôleiait ?
BERTHE
Oh! non! mais je ne m’amuse pas beaucoup ici... Vous no me menez jamais nulle part.
UONTFLACBARD.
Que veux-tu ?... tu n’aimes ni la chas.se, ni le billard, ni les chevaux... Je ne sais plus que t’ofl'rir.
BERTHE
Mais... le bal?..
HONTFLACHARn.
Ah! le bal !... des singeries !... Hier, nous avions une partie de chasse... j’ai voulu le faire tuer un marcassin... tu as refusé ! •
BERTHE
J’ai peur des coups de fusil.
MOHTFLACHARD.
Femmelette!... Alors, à qui veux-tu que je te marie?...
BERTHE
Mais, mon oncle, je vous assure qu’il y a beaucoup de demoiselles qui n’ont jamais tué de marcassins, et qui se marient très-bien.
* Berthe, Monlflachoni.