SCÈNE II
Bouillant d’ardeur et de courage , '
Je me rangeai de leur côté !
Et sous le ciel brûlant d’Espagne, /
Durant la fin de la campagne,
Nous partageâm’s, avec éclat,
Mêmes lauriers...
• JEAS.
Et même chocolat.
UONTFLACHARD.
Que te dirai-je !... l’odeur de la poudre... la vie des camps... tout cela développa en moi des inslincts militaires... Aussi, quand je te regarde, il y a une chose qui m’attriste...
JEAN
Laquelle ?
HOKTFLACHABD.
Tu n’as pas de moustaches!... Pourquoi n’as-tu pas de moustaches?
JEAN
Oh! Monsieur! y pensez-vous? une femme de chambre!...
MONTFLACHAnO. '
J’en ai connu qui en portaient!
JEAN
A propos, est-ce que vous ne songez pas à prendre une soubrette ?
HONTFLACHARD.
Pour la chiffonner? polisson !
JEAN, avec pudeur.
Oh ! je vous jure.
MONTFLACHARD.
Assez! je connais le cœur humain des domestiques!... Va me seller Don Culbuter, ce jeune étalon que j’ai fait venir d’Espagne... j'ai résolu de le dompter aujourd’hui..
JEAN , remontant.
Votre cheval chocolat !
MONTFLACHARD.
Bai !... imbécile !
[jean.
Chocolat ! Monsieur.
MONTFLACHARD.
Je te dis qu’il est bai !...
JEAN
Je veux bien... mais il est chocolat!... (ll dltparaU par l« fond.)
M. VOTRE FILLE