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Mrs. Barbauld's lessons for children

Charles aura une nouvelle leçon fort jolie. Epelez ce mot-là. Bon garçon. Maintenant allez jouer.

Où est minette ?

Elle est sous la table.

Vous ne pouvez pas attraper minette.

Ne la tirez pas par la queue, vous lui faites du mal.

Caressez pauvre minette. Vous la caressez à rebrousse poil ; voici comment il faut la flatter.

MaiSj minette, pourquoi avez-vous tué le lapin?

Vous devez attraper les souriS;, et ne pas tuer les lapins.

Eh bien ! que dites- vous, avez-vous tué le lapin ?

Pourquoi ne parlez-vous pas, minette ?

Les chats ne peuvent pas parler.

Charles, voulez-vous donner à manger aux poulets?

Voici du grain pour les pigeons : oh, les jolis pigeons !

Le soleil luit : ouvrez les yeux, petit garçon ;

levez-vous.

Marie, venez habiller Charles.

Descendez ; demandez à déjeûner.

Faites bouillir du lait pour le petit garçon, qui a bien faim.

Ne renversez pas le lait.

Tenez votre cuiller de Tautre main.

Ne jetez pas votre pain à terre.

Le pain doit être mangé^ il ne faut pas le jeter.

Le blé sert à faire du pain.

Le blé croît dans les champs.

L'herbe croît dans les champs.

Les vaches, les moutons et les chevaux mangent de l'herbe.

Les petits garçons ne mangent pas d'herbe, ils mangent du pain et du lait.

Avec des lettres on forme des syllabes. Avec des syllabes on forme des mots.

Une phrase se compose de mots.

Il est fort agréable de savoir bien lire. Quand vous serez plus âgé, vous apprendrez à écrire ; ' mais il faut d'abord savoir hre.

Quand il était petite papa ne savait pas lire non pluSj et ne connaissait pas ses let-

< très.

Si chaque jour vous apprenez un peu, vous ne tarderez pas à savoir beaucoup.

Maman, saurai-je jamais tout ce qu'on peut apprendre ?

Non, jamais, quand même vous deviendriez plus vieux qu'aucun homme ; mais vous pouvez apprendre quelque chose tous les jours.

Papa, où est Charles ?

Ah ! où est le petit garçon ?

Papa ne peut pas le trouver. Reste tranquille.

Ne remue pas.

Ah ! le voilà. Il est sous le tablier de maman. Monte à cheval sur la canne de papa.

Voici un fouet. Fouette-le.

Allez vite, dada.

Je voudrais monter sur un vrai cheval.

Sellez le cheval pour ce petit garçon.

Le cheval se cabre^ il remue la tête, il dresse les oreilles, il fait un écart.

Allons, mets-toi en selle ; prends garde qu'il ne te jette à terre. Le cheval va Famble, il trotte, il galope : il butte à présent et voilà le petit Charles dans la boue.

Venez donner trois baisers à maman.

Un, deux, trois.

Les petits garçons doivent toujours venir

quand leur maman les appelle.

Mouchez-vous.

Voici un mouchoir.

Venez que je vous peigne.

Soyez tranquille.

Voici la trousse, tenez-la.

Votre blouse est dénouée. Agrafez mon soulier, je vous prie.

On frappe à la porte.

Ouvrez la porte.

Entrez.

Prenez une chaise.

Asseyez-vous.

Approchez du feu.

Comment vous portez-vous ?

Fort bien.

Apportez du charbon. Attisez le feu.

Balayez le foyer.

Oii est le petit balai ?

Ne vous tenez pas debout sur le garde-feu.

Ne touchez pas à l'encrier.

Regardez, vous avez mis de l'encre à votre blouse.

Prenez cette ardoise et ce crayon.

Maintenant asseyez-vous sur le tapis et écrivez.

Qu'est-ce que c'est que ce petit bâton rouge luisant ?

C'est de la cire à cacheter.

A quoi cela sert-il ?

A cacheter des lettres.

Je veux la montre de papa.

Non, vous casseriez le verre.

Vous Tavez déjà cassé une fois.

Vous pouvez la regarder.

Mettez-la à votre oreille.

Que dit-elle ?

Tic taCj tic tac, tic tac.

Voici un joli papillon. Allons, l'attraperonsnous?

Papillon, où vas-tu ?

Il s'est envolé par dessus la haie.

Il ne veut pas que nous l'attrapions.

Voilà une abeille qui suce une fleur.

L'abeille piquera-t-elle Charles ?

Non, elle ne vous piquera pas, sî vous la laissez tranquille. '

Les abeilles font la cire et le miel.

Le miel est très doux.

Charles aura du miel et du pain pour souper.

Les chenilles mangent les choux.

Voilà un pauvre petit limaçon qui rampe le long de la muraille.

Touchez-le avec votre petit doigt.

Ah ! le hmaçon est rentré dans sa coquille.

Sa coquille est sa maison. Bon soir, limaçon.

Laissez-le tranquille et bientôt il ressortira.

Voici maintenant un écureuil: il casse des noix.

Regardez ce singe. Les singes sont amusants à voir.

Vous êtes aussi très comique quelquefois.

Les jeunes chats aiment à jouer.

Les vieux chats ne jouent pas.

Les souris grignottent le fromage.

Un vieux rat est dans la ratière: il a une belle moustache et une longue queue.

Je voudrais dîner, je voudrais du pouding. Il n'est pas encore prêt.

Il sera bientôt prêt; alors Charles aura son

dîner.

Mettez la nappe.

Où sont les couteaux, les fourchettes et les

assiettes ?

La cloche sonne, servez le dîner.

Puis-je manger de la viande ?

Non, la viande n'est pas bonne pour les petits

garçons.

Voici des cerises.

N'avalez pas les noyaux Je voudrais du \dn.

Quoi ! du vin pour les petits garçons ! je n'ai

jamais entendu semblable demande. Non,

vous n'aurez pas de vin, voici de l'eau. Ne vous tenez pas si près du feu.

Mettez-vous de l'autre côté.

Ne marchez pas sur le tablier de maman. Allez-vous en à présent, je suis occupée.

Charles, à quoi servent les yeux ?

A voir.

A quoi servent les oreilles ?

A entendre.

A quoi sert la langue ?

A parler.

A quoi servent les dents ?

A manger.

A quoi sert le nez ?

A sentir.

A quoi servent les jambes ?

A marcher.

Ne vous faites donc pas porter par maman.

Marchez tout seul. Vous avez deux

bonnes jambes.

Voulez-vous sortir ?

Allez chercher votre chapeau.

Allons dans les champs pour voir les mou ' tons, les agneaux, les vaches, les arbre^

les oiseaux et Teau.

Voilà un homme à cheval.

Où allez-vous ?

îl ne fait pas attention à nous, il s'en va.

A présent il est bien loin.

Maintenant nous ne pouvons plus le voir.

Voilà un chien. Le chien aboie.

Allons, n'ayez pas peur, ^""^^;^;;:;;^s il ne vous fera pas de maL

Viens ici, tou-tou.

Laissez-lui lécher votre main : bonne bête !

Charles est fatigué ; retournons à la maison.

KS

L'encre est noire, et les souliers de papa sont noirs.

Le papier est blanc, et la blouse de Charles est grise.

L'herbe est verte.

Le ciel est bleu.

Les souliers de Charles sont rouges.

Les jolis souliers rouges !

La primevère est jaune.

La table est brune.

BlanCj noir^ rouge, vert, bleu, jaune, brun

Voici un vers français qui indique les sept

couleurs primitives :

Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange et

rouge.

Donnez-moi un grain de raisin, je vous

prie.

En voici un.

Un autre.

Tenez. Un, deux.

Donnez-m'en beaucoup ; j'en veux dix.

En voilà dix. Un, deux, trois, quatre, cinq,

six, sept, huit, neuf, dix.

A présent, que voulez-vous faire de tous ces

raisins ? Donnez-en quelques uns à Jules

et à sa sœur Sara.

C'est très-bien, mon enfant Voilà une épingle. Ramassez-la, donnez-la à maman.

Oh ! ne la mettez pas dans votre bouche, c'est une très mauvaise habitude.

Mettez-la sur la pelote.

Cherchez le panier à ouvrage.

Ne vous asseyez pas dessus, vous le casseriez ; asseyez-vous sur votre petit tabouret

Maman, que faites-vous ?

Je Us un livre fort intéressant

Laissez-là votre livre, maman, et jouez avec moi.

Nous sommes en hiver à présent ; il fait bien

froid.

Il y a de la glace sur l'étang.

Il grêle. Il neige.

Voulez- vous courir dans la neige ?

Courez donc.

Faisons des boules de neige.

Comme la neige est blanche et molle !

Apportez de la neige auprès du feu.

Voyez comme elle fond : elle est toute fondue. Ce n'est plus que de Feau.

Nous promènerons-nous ?

Non, il fait trop crotté.

Quand Charles sera grand garçon, il aura des pantalons et une petite paire de bottes, alors il pourra aller dans la crotte ; il aura un petit cheval à lui, une selle, une bride et un fouet, et il pourra se promener à cheval avec papa.

Quand le printemps reviendra, il y aura des feuilles vertes, des fleurs, des marguerites, des œillets, des \iolettes et des roses ; il y aura de jeunes agneaux, et il fera chaud. Reviens vite, printemps.

Il pleut à verse.

Voyez comme il pleut.

Les canards aiment la pluie.

Les canards nagent. Les oies aussi.

Les poulets ne nagent pas.

Charles sait-il nager ?

Non.

Si Charles va dans l'eau, il se noiera. Vous apprendrez à nager quand vous serez aussi grand que Jules.

Servez le thé.

Apportez le lait du petit garçon.

Où est le pain et le beurre ?

Où sont les rôties et la galette ?

Voilà du pain pour vous.

Les petits garçons ne mangent pas de beurre.

Trempez le pain dans votre thé.

Le thé est trop chaud, ne le buvez pas encore.

Attendez un peu.

Versez-le dans votre soucoupe.

Le sucre n'est pas fondu.

Quelle est cette dame

Ne la connais-tu pas ?

Va l'embrasser.

Ote ton chapeau.

Personne ne garde son chapeau dans la maison.

Les chapeaux ne se mettent que pour sortir.

Prends-moi sur tes genoux.

Viens t'y asseoir.

Aimes-tu ta maman ?

Chère maman !

Charles est tombé.

Relevez- vous donc.

Ce n'est rien.

Qu'avez-vous au bras ?

Minette m'a égratigné.

Pauvre petit bras ! laissez-moi le baiser. Le voilà guéri.

Minette ne l'a pas fait exprès ; c'était en jouant.

Je me suis heurté la tête contre la table ;

méchante table !

Non ; pas méchante table, mais petit garçon

étourdi.

La table n'a pas couru contre Charles, c'est

Charles qui a couru contre la table.

La table est restée à sa place.

Je \îens d'entendre pleurer quelqu'un, je voudrais savoir qui ?

C'était quelque méchant enfant, je suppose.

Les enfants raisonnables ne pleurent pas.

Les poupons pleurent ; ils ne peuvent ni parler, ni courir, et ne font que pleurer.

Charles était un petit poupon autrefois, il couchait dans un berceau.

Alors je pleurais.

Oui, mais à présent il ne faut plus pleurer ; vous êtes un grand garçon, maintenant que vous allez à cheval sur un bâton.

Voilà Babet revenue de la foire.

Qu'a-t-elle acheté ?

Elle a apporte à Charles un fusîl^ une épée^ un marteau et du pain d'épice.

Elle est bien bonne.

Merci, Babet

Il faut porter votre épée au côté.

Chargez votre fusil.

A présent tirez. Pouf!

Ne mangez pas tout le pain d^épice à présent

Il vous ferait mal.

Donnez-m^en, que j^en garde pour demain»

Je le mettrai dans le buffet.

Votre figure est malpropre.

Allez la laver.

Allez vous laver les mains.

A présent vous êtes bien propre.

Ah ! voilà de l'argent Qu'est-ce que c'est

que cela ?

C'est de l'or^ c'est une guinée.

Ce qui est blanc^ c'est de l'argent : voilà une

piastre, voilà une demi-piastre ; voilà un

schellingj voilà six sous.

Nous ferons glisser le schelling sur la table. Il est tombé. Ramassez-le.

Voilà un sou pour vous.

Je veux des guinées.

Non, maman garde les guinées, pour acheter

du bœuf et du mouton.

Il y a un pauvre petit garçon à la porte, il

n'a pas d'argent et n'a rien à manger.

Faut-il lui donner un sou ?

Oui. Allez lui en donner un.

Il fait nuit.

Apportez des chandelles.

Mouchez les chandelles.

Fermez les volets.

Ne les fermez pas encore.

Regardez la lune.

Oh ! qu'elle est brillante et joUe !

La lune éclaire la nuit; quand le soleil est couché.

Le soleil est-il couché ?

Alors il est temps que les petits garçons aillent se coucher aussi.

Les poulets sont allés se coucher, les petits oiseaux sont allés se coucher, le soleil est aussi allé se coucher, et il faut que Charles aille se coucher à son tour.

Ce pauvre petit garçon, il a sommeil !

Je crois qu'il faut que nous le portions dans son lit.

Otez-lui ses souliers.

Otez-lui sa blouse et ses pantalons.

Mettez-lui son bonnet de nuit.

Couvrez-le.

Mettez sa petite tête sur foreiller.

Bon soir. Fermez les yeux.

Dormez.

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