‹ Murat et la question de l'unité italienne en 1815Chapitre 1 sur 12 · COMTE ALFRED BOULAÏ DE LA MEURTHE · texte numérisé non relu

COMTE ALFRED BOULAÏ DE LA MEURTHE

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PBSMIEBE FAETIE POUR L'INDÉPENDANCE.

La chute de TEmperear, la chute de TEmpire, voilà les deux grands faits que rappelle la date de 1815: ce sont eux qui fixent la physionomie de cette année et qui en résument rimportance. La chute de Murât et sa mort, qu^y voit-on autre chose qu^un épisode du drame qui vient de finir, une aventure romanesque sans portée historique?

Cependant, avant 1815, Napoléon est vaincu et la France écrasée: Waterloo confirme une situation politique préexistante: il ne la crée pas. .En 1815 au contraire, et pour la première fois, un état italien, fort de ses seules forces, du passé qu^il

(1) La première partie de ce travail repose tout entière sur l'étude des Mémoires du duc de Gallo, contrôlés par les documents publiés sur le Congrès de Vienne ; des documents de VArchivio di Napoli, Carte di gaerra (1815), 1060; des documents de VArchivio di Bologna, Stampe governative. — Les Mémoires du duo de Gallo m'ont permis d'essayer de retracer la véritable pbysionomîe des événements diplomatiques ; les papiers que j'ai consultés à Naples m'ont mis à même de suivre jour par jour les mouvements des Napolitains à la guerre; les proclamations que j'ai trouvées à Bologne m'ont fait voir où en était, en 1815, le mouvement nationaliste italien. C'est en combinant ces trois sortes de documents, en les rapprochant les uns des autres, en les éclairant les uns par les autres, que j'ai tenté de faire

4 MUBAT ET LA QUESTION DE l'UNITÉ ITALIEHKE EN 1815.

invoque et de Tayenir qu'il rêve, pose à l'Europe la question de l'unité et de Tindépendance de l'Italie; en 1815, pour la première fois, apparaît ce nouveau facteur de la politique européenne, ritalie en tant que nation ; les tragiques aventures de Murai en cette année ouvrent l'histoire du ^ Bisorgimento „,

Le lecteur voudra-t-il m'excuser, si, pour le faire comprendre, je remonte d'abord un peu haut? En Italie, plus qu'en tout autre pays du monde, le passé lointain n'explique-t-il pas les plus récentes époques?

comprendre ce que CoUetta déclarait incompréhensible et tâché de montrer ces événements sons leur aspect véritable *.

Pour composer ma seconde partie, je n*ai pas en général, puisé à d'autres sources que le marquis de Savenay. Je n'ai trouvé que quatre documents qu'il ait ignorés : V les Mémcdres de Cresceri, dont je parle au cours de ce travail; 2® les Mémoires manuscrits du Général de Atellis, conservés à la Bibliothèque nationale de Naples (peu à prendre); 3^ les Mémoires inédits de mon arriére-graiid-oncle, le général Desvernois, qui servit dans le royaume de Naples de 1806 à 1815 (cf. p. 85 suiv.); 4*^ les Mémoires du Général Belliard.

Qu'il me soit permis de remercier ici, pour l'accueil qu'ils ont bien voulu me faire, M. le comte de la Ville sur Yllon, membre de la Società di Storia patria di Napoli, et M. le commandeur Malagola, directeur de VArchivio di Bologna.

* Je tiens à appeler rsttention sur le Hyre suivant, dont Tantenr donne parfois des indications précieuses ; c'est à l'obligeance charmante du baron Lnmbroso que je dois d'avoir pu m'en servir: qn'U en reçoive ici tous mes remercîments. Der KHeg in Italien in den Jahren Ï813, Ï814 und 18Î6, Kapoleon's Wiedereretthei na n g in Franlcveioh nnd der Krieg in den Kiederlanden and in Frasikreich im Jahr 1815 (Leipzig, 1817 Banmgarten, in-12).

MURAT ET LÀ QUESTION DE l'UKITÉ ITALIENNE EN 1816.

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