SCÈNE VII
Les Mêmes, le Cortège, Habitans, Paysans.
murât, au Préfet et aux Fonctionnaires.
Messieurs, je vous fais mes eicuses; mais je ne pouvais passer par la Bastide sans visiter mes anriens amis, sans retrouver mes heureux momens , d'autrefois. [Aux Habitons et aux Paysans.) Mes *enfans, si quelqu’un d’entre vous a besoin de moi, qu’il vienne me voir, il sera bien reçu... Père Castagnac, je votîs charge de distribuer ceci aux pauvres de la Bastide.
Il prend nn paquet des mains de C&sU%nac.
CASTAGNAC.
Vingt mille francs!... Plus que ça de monnaie!
LE PÈRE CASTAGNAC.
Vingt mille francs!... Triple marteau!
MURAT
Chut! vous n’en parlerez que lorsque je serai parti.
LE PÈRE CASTAGNAC, Criant.
Voila vingt initie francs qu'il donne aux pauvres de la Bastide!... ( A Marianne.) Ah ça! il est donc roi ?
MARIANNE
Voilà six mois que je vous dis qu’il est prince! LE PÈRE CASTAGNAC.
Fallait donc le dire plus tùt, qu’il était roi I tous. *
Vive Murat! vive Murat !
MURAT
Partons, messieurs... Adieu, père Castagnac!
Adieu, Marian net • LE PÈRE CASTAGNAC.
Tu ne partiras pas sans boire le coup de l’étrier, tout roi que tu es...
Volontiers, père Castagnac ; mais je ne suis pas roil
LE PÈRE CASTAGNAC.
Brrrrr ! v
murât, élevant son verre.
A votre santé, mes enfansl tous.
Vive Murat!
castagnac, embrassant son pire et Marianne.
Odissias!
le père castagnac , élevant une bouteille.
Repiquons-nous T
MURAT
Une autre fois... Venez, messieurs!... ( Regardant autour de lui ; à par'C, et avec sentiment.) Je ne reviendrai peut-être jamais Ici I
Le cortège se met en marche.