‹ Murat trois actes, quatorze tableauxChapitre 83 sur 102 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

BARBARA, LUIDGI

LUIDGI

Eh bien ?

BARBARA

Eh bienl il est à nous! je ne le quitterai que sur les plages de la Calabre ; c’est l’ordre de notre roi Ferdinand.

luidgi.

Mais puisqu'en France il est proscrit, menace de mort!...

BARBARA

On ne le tuerait pas !... Demain il recevrait un sauf-conduite pour Trieste, je le sais; il nous échapperait, et tôt ou tard, avec son génie aventureux, il ferait éclater une de ces conspirations qui déjà s'ourdisseut à Naples en sa faveur! nous serions pris a l’improviste ; il vaut mieux qu’on l’attende lorsqu’il se jettera sur les côtes d'Italie !...

LUIDGI

C’est juste. Et alors?

BARBARA

Alors il n’aura pas le sauf-conduit que déjà peut-être on a reçu à Toulon... alors notre tâche sera remplie, je ne le haïrai plus.

CASTAGNAC, entrant.

Parlons-nous ?

Partons ! Et le roi ?

CASTAGNAC.

Il va venir nous rejoindre au canot. ( A part., Sacrodious! ça ne va pas. Je suis comme un conscrit qui voit le tremblement pour la première fois. Est-ce qu'il y aurait du chien par hasard?... Ah ! bah !...

Il s'éloigne avec Barbara et Luidgi. Au moment où ils disparaissent, oii voit arriver, du côté opposé, des hommes d'un aspect sinistre, qui examinent avec soin autour d’eux ; ils s’approchent de la maison. La nuit est venue. , .

MURAT

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