ÉLOGE DU SAHARA
Leurs laka ' sont fermées par des yeux de houris.
Les guides des montures font entendre leurs chants aigus ;
Le timbre de leurs voix trouve la porte de l'àme.
Nous, rapides comme l'air, sur nos coursiers généreux
(Les chelils* flottent sur Iciu- croupe),
Nous poursuivons le hoiiache^.
Nous atteignons le ghézal *, qui se croit loin de nous.
Il n'échappe point à nos chevaux entraînés
Et aux flancs amaigris.
Combien de délim ^ et de leurs compagnes ont été nos victimes,
Bien que leur course ne le cède point au vol des autres oiseaux !
Nous revenons à nos familles , à l'heure où s'arrête le convoi ,
Sur un campement nouveau , pur de toute souillure.