‹ Murs et coutumes de l'AlgérieChapitre 32 sur 34 · ÉLOGE DU SAHARA · texte numérisé non relu

ÉLOGE DU SAHARA

Leurs laka ' sont fermées par des yeux de houris.

Les guides des montures font entendre leurs chants aigus ;

Le timbre de leurs voix trouve la porte de l'àme.

Nous, rapides comme l'air, sur nos coursiers généreux

(Les chelils* flottent sur Iciu- croupe),

Nous poursuivons le hoiiache^.

Nous atteignons le ghézal *, qui se croit loin de nous.

Il n'échappe point à nos chevaux entraînés

Et aux flancs amaigris.

Combien de délim ^ et de leurs compagnes ont été nos victimes,

Bien que leur course ne le cède point au vol des autres oiseaux !

Nous revenons à nos familles , à l'heure où s'arrête le convoi ,

Sur un campement nouveau , pur de toute souillure.

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