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Société d'anthropologie de Vienne comparait des haches en pierre trouvées auprès des lacs du Canada ou dans les déserts de l’'Uruguay, avec d’autres provenant de Catane en Italie, d’Angermünde dans la Brandebourg, d’un tombeau de la Scandinavie et constatait leur parfaite ressemblance. Ceux enfin qui ont étudié, à notre exposition de 1878, les haches, les marteaux, les grattoirs d’époques bien diverses, les instruments en os, les poteries, les armes apportées de pays où nul rapport connu
/ n'avait existé entre les populations, ont dû reconnaître à leur [tour l'impossibilité de les distinguer. « Cette ressemblance est
si évidente, disait M. Vogt!, ; que l’on peut facilement confondre
,. les instruments venus de sources si différentes. »
La même observation s'applique aux monuments mégalithi-\ ques. Partout nous voyons ces rudes constructions revêtir des formes identiques. Il est assez difficile de croire que Îles besoins
u» seuls de l’homme, la faim, la nécessité de se couvrir, l’obligation
de se défendre, l’aient toujours conduit aux mêmes conceptions, aux mêmes progrès; et si cette conclusion pouvait être vraie pour les silex taillés, elle ne saurait l’être pour les mégalithes qui comportent une réflexion, une pensée d'avenir bien plus élevées que les besoins matériels de chaque jour. N’est-il donc pas plus naturel de conclure de cette similitude si frappante à l’unité de notre race?
Les ossements humains sont une preuve plus péremptoire encore. Les fouilles en ont produit qui remontent vraisemblablement aux périodes les plus anciennes de l'existence de l’homme sur la terre. Ils ont été recueillis dans les cavernes et dans les alluvions déposées par les rivières, sous les mounds de l’Amérique et sous les mégalithes de l'Europe, au milieu des glaces de la Scandinavie et de l'Islande, au milieu aussi des déserts bràülants de l'Afrique ; aucun, absolument aucun n'appartient à un homme différent de l'homme des temps historiques, différent