‹ Mœurs et monuments des peuples préhistoriquesChapitre 51 sur 107 · L'épicea (Pinus picea, L.), le pin sylvestre, le mélèze · texte numérisé non relu

L'épicea (Pinus picea, L.), le pin sylvestre, le mélèze

aujourd’hui que dans les hautes vallées alpines. L'industrie est représentée par des haches en pierre polie, des polissoirs en pierre dure, des nuclei, des percuteurs, des lames, des grattoirs en silex, enfin par sept ou huit flèches à tranchant transversal, forme assez rare en Italie.

M. Castelfranco *, à qui nous empruntons ces détails, a également recueilli dans les fouilles qu'il a dirigées des fusaïoles en terre cuite avec un trou central, amulettes ou pesons de fuseau, puis de nombreuses poteries tantôt fines, tantôt grossières, selon l'usage auquel elles étaient destinées. La pâte était en général recouverte d’une couche d'argile très fine étendue à l’aide d’un ébauchoir. Nous citerons enfin un peigne en bois. C'est jusqu’à présent le seul qui ait été trouvé en f[talie. Ceux provenant des stations lacustres de la Suisse sont en corne de cerf; Locras par exception en a donné un en bois d'if.

Ce qui fait l'originalité du palafitte de Lagozza, c’est que les restes d'animaux, ossements, dents ou cornes font absolument défaut; on n'y a rencontré non plus ni hameçons, ni harpons, ni filets. Les habitants ne se livraient donc ni à la chasse, ni à la pêche, ni à l'élève des animaux, et leur nourriture devait être exclusivement végétale. Les recherches du professeur Sordelli confirment cette hypothèse; il a reconnu parmi les objets retirés de la tourbe deux variétés de blé?, l'orge à six rangs*, les mousses, Les fougères, le lin, le pavot indien’, les glands, enfin des quantités immenses de noisettes et de pommes.

Les glands appartiennent au chène commun; on les avait dépouillés de leur petite cupule et de leur enveloppe extérieure ; ils étaient donc certainement préparés pour la nourriture de l’homme, les pommes étaient petites et coriaces; elles rappellent les fruits de nos pommiers sauvages; le pavot indien ne vient pas sans culture; mais peut-être n’avons-nous là qu’une

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