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Fig. 61. — Allée couverte d’'Antequera.
A Gav'rinnis, la longueur du passage qui conduit à la crypte dépasse 13 mètres (fig. 62). Le Long Barrow de West-Kennet avait 22 m. 50 sur une largeur qui attexgmait parfois 10 mètres. Dans les Long Barrows de Littleton, de Nempnitt, d'Uley, on accède à la crypte par une allée dont un trilithe ferme l'entrée et une disposition analogue se retrouve dans plusieurs mégalithes de la Scanie. La chambre funéraire de forme ovale que l’on voit dans l’île de Moën était recouverte d'un tumulus ayant une circonférence de 150 ells. Douze pierres brutes formaient les parois, cinq gros blocs Le plafond. En enlevant la terre, on découvrit les ossements de plusieurs individus; un squelette,
1. Cartailhac, Les âges préhistoriques en Espagne et en Portugal.
celui du chef sans doute, gisait étendu au milieu de la salle; les autres étaient rangés contre les murs, assis ou accroupis. Une bache en silex paraissant n'avoir jamais servi, de nombreuses boules en ambre; des vases de formes diverses complétaient le mobilier funéraire.
Les mégalithes du Mecklembourg attribués à la période néolithique présentent deux modes de construction bien distincts.
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Fig. 62. — Plan par terre du monument de Gav'rinnis.
Les Hünengräber formés de gros blocs de granit disposés en rectangle rappellent nos allées couvertes; dans les Riesenbetten au contraire, la chambre sépulcrale est simplement enfouie sous la terre.
Citons enfin, pour terminer, la Grotte des Fées qui fait partie des mégalithes de la Provence; elle comprend une galerie creusée à ciel ouvert dans le calcaire de la montagne de Cordes et surmontée d’un plafond de grosses pierres plates. Cette galerie conduit à une crypte sépulcrale qui n’a pas moins de 24 mètres de longueur.
Nous venons de voir les principales dispositions que présentent les divers mégalithes. Il faut ajouter que les uns et les autres se montrent constamment associés. Au Mané-Lud, on trouve une plate-forme rocheuse soigneusement dénudée et présentant une large superficie de 80 mètres sur 50; à l'extrémité est du plateau, une avenue de pierres debout; à l’ouest, un dolmen ; au centre, un galgal conique formé de pierres sèches couronnant la crypte. Entre le galgal et l’avenue, une nappe pierreuse
artificielle recouvrait le sol naturel et parmi les pierres l’on retrouvait de véritables monceaux de charbons et d’ossements d'animaux. Tout le mégalithe était enseveli sous un monticule de terre ou plutôt de vase desséchée qu’on a évalué à plus de dix mille mètres cubes. A Lestridiou (Finistère), un cromlech est le point de départ d'alignements formés de sept rangées de petits menhirs, dont la bauteur moyenne au-dessus du sol ne dépasse guère un mètre; ces alignements aboutissent à deux allées couvertes et à un dolmen central. D’autres fois, en Angleterre et dans le pays de Moab par exemple, les alignements ne conduisent qu'à des cromlechs ou bien encore, comme à Stennis (fig. 63), les menhirs sont jetés en grand nombre dans la plaine sans que rien dans leur forme, dans leur position, dans les traditions qui les concernent, jette le moindre jour sur leur origine.
Un des monuments les plus importants venus jusqu’à nous, est celui de Carnac. L'ensemble des alignements de Menec, de Kermario, de Kerlescant comprend 1,771 menhirs dont 675 sont encore debout. Les alignements d’'Erdeven qui font suite à ceux de Carnac s'étendent sur une longueur de plus de deux kilomètres; ils comptaient 1030 menhirs, dont 288 existent encore.
Les archéologues bretons, emportés peut-être par leur ardeur patriotique, prétendent que quand ces monuments étaient complets, ils comptaient plus de dix mille monolithes. Il est plus vrai de dire que les constructeurs suivaient un plan arrêté; les distances entre les alignements sont partout égales; les menhirs sont plantés parallèlement en ligne droite, et à mesure qu'ils avancent vers l’est, ils deviennent de plus en plus petits. Les fouilles ont donné des débris de charbon, des amas de cendres, des éclats de silex pyromaque, de nombreux fragments de poterie, des outils en quartzite, en grès, en granit, en schiste, en diorite semblables à ceux que l’on rencontre sous tous les autres mégalithes du Morbihan. C’est une preuve de plus, sil en était besoin, qu'ils appartiennent bien à la même race et vraisemblablement à la même époque.
Les mégalithes sont innombrables sur toute la surface du globe. M. A. Bertrand porte en France leur nombre total à 2582, répartis entre 66 départements et près de 1200 communes‘. La commission nommée sur l'initiative de Henri Martin arrivait
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