‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 62 sur 111 · H8 LES COURSES A. PARIS · texte numérisé non relu

H8 LES COURSES A. PARIS

SOUS son cheval , â*aatres semés à travers champs ou vidant leurs armons sur un échalier, il s'élève dans rame des spectateurs une terreur mêlée de compassion qui dure autant que la scène et se prolonge même quand elle a cessé. Or, si vives qu'elles soient et parce qu'elles sont vives , de semblables émotions renferment un attra^ réel , et on y revient.

Même avec moins de risques , ces spectacles plaisent encore. Qui n'a vu le Champ-de-Mars par un de ces beaux jours où le ciel se mêle de la fête et y ajoute son éclat. Les tribunes sont garnies de femmes à la mode , de jeunes gens à lorgnon d'écaille et de personnages décorés : c'est la compagnie à billets , celle qui s'assied par privilège , un peu mêlée, un peu équivoque, mais ne manquant ni de jolis visages , ni de chapeaux frais. Quant aux gens moins protégés, l'espace leur appartient ; ils ont à leur service les talus du Champ-de-Mars , avec le soleil sur la nuque ou dans les yeux, à leur choix , la poussière comme aliment , et pour bouquet, les exhalaisons des fritures économiques. N'importe, ce vaste amphithéâtre se remplit; la

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