‹ Mœurs et portraits du tempsChapitre 83 sur 111 · DE LA QUESTION D*OBIENT · texte numérisé non relu

DE LA QUESTION D*OBIENT

l'ameassabedr.

Que signiGe alors ce genre d'avoir traité avec la France ? £t sans nous ?

LE GRAND VIZIR

Oh! que la vérité parle par ta bouche I Tes lèvres distillent le miel. Puissent tes tulipes être tottiours épanouies !

l'ambassadeur.

Tu as traité avec la France ; c'est là^ssus qu'il faut revenir.

LE GRAND VIZIR

Quelle prudence dans tes paroles 1 11 me semble que j'entends l'ange de la résurrection. Coiitinue, je me plais a t'entendre ;.ta voix est <;omme le premier sorbet que l'on goûte après le jeûne du Ramadan.

l'ambassadeur.

Alors c'est compris ; tu reviendras sur ce traité. (Z)'ifn ion qui s'élève jusqu* à la menace.) Auttement....

LE GRAND VIZIR

Justice du maître des mondes , ne t'irrite pas.

Tu sais bien que nous sommés tes enfants; nous

LA GLKF

ne voulons que le bien et la tranquillité; nous détestons le$ méchantSi

l'ahbassadîbur.

A la bonne heure ; mais on m*assure qu'il y a eu une clef donnée aui Latins ; tu me rendras cette clef.

LB GRAND VIZIR

Que ton rosier porte des fleurs en toute.saison I Que Dieu éloigne de ton cerveau les mauvais songes t

l'ambassadeur y ^une Vûix qui va jusqu'à la

brutalité.

Je te redemande cette clé ; il me la faut pour mes Grecs.

LB GRAND VtZIR.

La justice réside en toi ; tout ce que tu dis est marqué au coin dé la sagesse.

l'ambassadeur, frappant du pied la terre aveu un mouvement dHmpatience.

Alors je l'aurai , est-ce convenu?

LE GRAND VIZIR, réduit.

Par la barbe du Prophète , tu l'auras.

iVamèassad^r et son secrétaire se lèvent; le

DE LA QUfeSTION D*0B1£NT.

Ofûnd Vizir se met debout sur son diMn et leur prodigue les saluU à f orientale en por-^ tant la main à son front ^ à sa bouche et à son cœur. Les deux diplomates se montrent peu sensibles à ces politesses ^ et ^ en sortant^ l'ambassadeur revient à la charge,) l'ambassadeur y au Kaimakan gui le reconduit. Qu'on n'oublie pas cette clef^

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