‹ Mœurs pittoresques des insectesChapitre 26 sur 26 · LE CERCERIS TUBERCULE · texte numérisé non relu

LE CERCERIS TUBERCULE

Après la lecture des pages admirables que L. Dufour a consacrées à l'histoire du Cerceris bupresticide, qui n'a souhaité assister aux manœuvres incroyables de ce chasseur de Bupreste? qui ne s'est demandé, surtout, par quels procédés de chimie transcendante, il parvient à conserver pendant fort longtemps,

(1) Fabre, Annales des sciences naturelles.

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dans un état parfait de fraîcheur, une proie morte qui ne doit être dévorée qu'à une époque assez éloignée par les larves futures 1 J'avancerai que l'inliniment petite gouttelette de venin que le Cerceris peut inoculer dans les flancs de sa victime, ne me rend pas suffisamment compte de la conservation parfaite des viscères, et que j'ai de la peine à croire à des effets aussi merveilleux produits, relativement, dans d'immenses proportions, par un atome de liquide. Quelque autre cause doit être en jeu, quelque cause physiologique peut-être. Comment donc s'opère le meurtre? quels sont les moyens antiseptiques employés par l'hyraénoptère prédateur? Telles sont les questions que je m'étais souvent adressées ; voici comment je suis parvenu à leur solution en étudiant les manœuvres du plus grand Gerceris d'Europe, le Gerceris tuberculé.

C'est dans la dernière quinzaine de septembre, que ce Gerceris géant creuse ses terriers et enfouit dans leur profondeur la proie destinée à sa progéniture. L'emplacement pour son domicile, toujours choisi avec discernement, je dirais presque avec intelligence, est soumis à des lois mystérieuses, trèsvariables, d'une espèce à l'autre, mais immuables pour une même espèce. Au Cerceris bupresticide il faut un sol horizontal, et par suite, battu et compacte, comme celui d'une allée, pour rendre impossibles les éboulements, les déformations qui ruineraient sa galerie, à la moindre pluie. A notre Cerceris, au contraire, il faut un sol vertical ; avec cette légère modification architectonique, il évite la plupart des dangers qui pourraient menacer sa galerie ; aussi, se montre-t-il peu difficile dans le choix de la

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nature du sol, et creuse-t-il indifféremment ses terriers, soit dans une terre meuble légèrement argileuse, soit dans les sables friables de la mollasse, ce qui rend ses travaux d'excavation beaucoup plus aisés. La seule condition indispensable parait être un sol parfaitement sec, et exposé, la plus grande partie du jour, aux ardeurs du soleil. Ce sont les talus à pic des chemins, les flancs des ravins profonds, creusés par les pluies dans les sables de la mollasse, que notre hyménoptère choisit pour établir son domicile. Mais ce n'est pas assez pour lui du choix de cet emplacement vertical, d'autres précautions sont prises, avec une admirable prévoyance, pour se garantir des pluies inévitables de la saison déjà avancée. Si une lame de grès compacte fait saillie en forme de corniche; si quelque trou, à y loger le poing, est naturellement creusé dans le sol, c'est là, sous cet auvent, au fond de cette cavité, qu'il pratique sa galerie, ajoutant ainsi un péristyle naturel à son propre édifice. Bien qu'il n'y ait chez eux aucune espèce de communauté, ces insectes aiment 'cependant à se réunir en petit nombre sur le même emplacement pour exécuter leurs travaux, et c'est toujours par groupes d'une dizaine environ qu'on observe leurs nids, dont les orifices, le plus souvent distants l'un de l'autre, se rapprochent quelquefois jusqu'à se toucher.

Par un beau soleil, c'est merveille de voir les diverses manœuvres de ces laborieux mineurs. Les uns, avec leurs mandibules, arrachent patiemment au fond de leur excavation quelques grains de gravier, et en poussent péniblement la lourde masse au dehors ; d'autres, grattant les parois de leur

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couloir avec les râteaux acérés de leurs tarses, forment un tas de déblais qu'ils balayent au dehors à reculons, et qu'ils font ruisseler sur les flancs du talus en longs filets pulvérulents; d'autres, soit par fatigue, soit par suite de l'achèvement de leur tâche, semblent se reposer, et lustrent leurs antennes et leurs ailes sous l'auvent naturel qui, le plus souvent, protège leur domicile; ou bien encore restent immobiles à l'orifice de leur trou, et montrent seulement leur large face carrée, bariolée de jaune et de noir; d'autres enfin, avec un grave bourdonnement, voltigent sur les buissons voisins de chêne kermès où les mâles, sans cesse aux aguets dans le voisinage des terriers en construction, ne tardent pas à les suivre. Des couples se forment, mais sont souvent troublés par l'arrivée d'un second mâle qui cherche à supplanter son rival. Les bourdonnements deviennent menaçants ; des rixes ont lieu, et souvent les deux mâles roulent dans la poussière, jusqu'à ce que l'un des deux reconnaisse son infériorité. Non loin de là, la femelle attend, indifférente, ou plutôt coquette, le dénouement de la lutte; enfin, elle accepte le vainqueur que lui ont donné les hasards du combat, el le couple, s'envolant à perte de vue, va chercher au loin la tranquillité sur quelque touffe de broussailles. Là se borne le rôle des mâles. De moitié plus petits que les femelles et presque aussi nombreux qu'elles, ils rôdent çà et là, à proximité des terriers, mais sans jamais y pénétrer, et sans jamais prendre part aux travaux laborieux de mine que ces dernières exécutent, et aux chasses peut-être encore plus pénibles qu'elles doivent faire pour approvisionner leurs cellules.

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En peu de jours, les galeries sont prêtes, d'autant plus, que celles de Tannée précédente sont employées de nouveau après quelques réparations. Leur diamètre est assez large pour qu'on puisse y plonger le pouce, et l'insecte peut s'y mouvoir aisément, môme lorsqu'il est chargé de sa proie énorme. Leur direction, qui, d'abord, est horizontale jusqu'à une profondeur de un décimètre à un décimètre et demi, fait subitement un coude, et plonge plus ou moins obliquement tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre. Sauf la portion horizontale et le coude du tube, le reste ne paraît réglé que par les difficultés du terrain ; comme le prouvent les sinuosités, les orientations variables qu'on observe dans la partie la plus reculée. La longueur totale de cet espèce de trou de sonde atteint de trois à quatre décimètres. A l'extrémité la plus reculée du tube, se trouvent les cellules, en assez petit nombre, et approvisionnées chacune avec cinq ou six cadavres de coléoptères. Mais laissons ces détails de maçonnerie, et arrivons à des faits plus capables d'exciter notre admiration.

La victime que le Gerceris choisit.pour alimenter ses larves est un C^rculionite de grande taille, le Cleonis ophthalmicus . On voit le ravisseur arriver pesamment chargé, portant sa victime entre ses pattes, ventre à ventre, tête contre tête, et s'abattre lourdement à quelque distance de son trou, pour achever le reste du trajet sans le secours des ailes, mais en traînant péniblement sa proie avec les mandibules sur un plan vertical ou au moins trèsincliné, cause de fréquentes culbutes qui font rouler pêle-mêle l'hyménoptère et sa victime jusqu'au bas du talus, mais incapables de décourager l'in-

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fatigable mère : souillée de poussière , elle plonge enfin au fond du terrier avec le butin dont elle ne s'est pas départie un seul instant. Si la marche avec un tel fardeau n'est pas aisée pour le Cerceris, surtout sur un pareil terrain, il n'en est pas ainsi du vol, dont la puissance est admirable , si l'on considère que la robuste bestiole emporte une proie presque aussi grosse et, du double, plus pesante qu'elle. Avec quelle prestesse, quelle aisance cependant il reprend son vol, le gibier entre les pattes, et s'élève-t-il à perte de vue, lorsque, traqué de trop près par une curiosité indiscrète, il se décide à fuir pour sauver son précieux butin. Parvient-on à le lui ravir, en moins de dix minutes il a trouvé une nouvelle victime et consommé le meurtre.

En violant son domicile et en respectant les cellules approvisionnées, on se procure aisément une centaine de Curculionites. Si le Cerceris bupresticide, sans sortir des limites d'un genre, passe indistinctement d'une espèce à l'autre, le Cerceris tuberculé, plus exclusif, s'adresse invariablement à la même espèce, le Cleonis ophthalmicus. Pour quelles raisons singulières les déprédations de ces hyménoptères sont-elles renfermées dans des bornes si étroites? Quels sont les motifs de ces choix si exclusifs'? Quels traits de ressemblance interne y a-t-il entre les Buprestes et les Charançons qui, extérieurement, ne se ressemblent en rien, pour devenir ainsi la pâture de larves congénères? Entre telle et telle autre espèce de victime, il existe sans doute des différences de saveur, des dissemblances de nutrition que les larves savent apprécier, mais une

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raison purement anatomique domine toutes ces questions gastronomiques et motive ces étranges prédilections.

Après ce qu'a dit L. Dufour sur la longue et merveilleuse conservation des insectes destinés aux larves carnassières, il est inutile d'ajouter que les Charançons, déposés dans les terriers ou captifs entre les pattes de leur ennemi, bien que privés à tout jamais de tout mouvement, sont dans un état parfait de conservation. Fraîcheur des couleurs, souplesse des membranes et des moindres articulations, état normal des viscères, tout conspire à nous faire douter que le corps inerte qu'on a sous les yeux soit un véritable cadavre, d'autant plus qu'à la loupe même, il est impossible d'y apercevoir la moindre lésion, et, malgré soi, on s'attend, d'un moment à l'autre, à voir marcher l'insecte. En présence de iaits pareils, on ne peut invoquer l'action d'un antiseptique, et croire à une mort réelle; la vie est encore là, vie latente et passive. Elle seule, luttant encore quelque temps avec avantage contre l'invasion destructive des forces chimiques, peut ainsi préserver l'organi6me de la décomposition. La vie est encore là, moins la sensibilité et le mouvement, et l'on a sous les yeux une merveille que l'éther et le chloroforme ne sauraient réaliser, et qui reconnaît pour cause les lois mystérieuses du système nerveux.

Les fonctions de cette vie végétative sont ralenties, troublées sans doute, mais enfin elles s'exercent encore sourdement. La preuve, c'est que la défécation s'opère normalement et par intervalles chez les Charançons piqués par le Cerceris pendant la pre-

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mière semaine de ce profond sommeil qu'aucun réveil ne doit suivre, et qui cependant n'est pas la mort; elle ne s'arrête qué lorsque l'intestin ne renferme plus rien .

Tous ces faits sont contradictoires avec la supposition d'un animal complètement mort, avec l'hypothèse d'un vrai cadavre devenu incorruptible par l'effet d'une liqueur préservatrice. On ne peut les expliquer qu'en admettant que l'animal est atteint dans le principe de ses mouvements, de sa sensibilité; que son irritabilité, brusquement engourdie, s'éteint lentement, tandis que les fonctions végétatives plus tenaces s'éteignent plus lentement encore, et maintiennent, pendant le temps nécessaire aux larves, la conservation des viscères.

La particularité qu'il importait le plus de constater, dit M. Fabre, c'était la manière dont s'opère le meurtre. Il est bien évident que l'aiguillon vénénifère du Cerceris doit jouer ici le premier rôle. Mais où et comment pénètre -t-il dans le corps du Charançon couvert d'une cuirasse à l'épreuve, et dont les diverses pièces sont si merveilleusement ajustées à l'état de vie? Dans les individus atteints par le dard, rien, même à la loupe, ne trahit l'assassinat; il faut donc constater, de visu, les manoeuvres meurtrières de l'hyménoptère. J'ai eu la satisfaction d'y parvenir, mais non sans tâtonnement.

En s'envolant de leurs cavernes pour faire leurs chasses, les Cerceris se dirigeaient indifféremment tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, et ils rentraient chargés de leur butin, suivant toutes les directions. Tous les alentours étaient donc indistinctement exploités dans leurs déprédations , mais comme

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les Cerceris ne mettaient pas plus de dix minutes entre l'aller et le retour, le rayon du terrain exploité ne paraissait pas d'une grande étendue. Je me mis donc, à mon tour, à battre les terres circonvoisines dans l'espoir de trouver quelque Cerceris en chasse. Après une derfii-journée consacrée à ces recherches infructueuses, je changeai de tactique, et résolus d'apporter moi-même des Charançons vivant s dans le voisinage des nids, afin de mieux assister au drame désiré. Vignes, champs, terres à blé, haies et tas de pierres, tout fut visité, fouillé, scruté ; mais, oserai-je le dire, après deux mortelles journées de

recherches minutieuses, j'étais possesseur de

trois Charançons tout petits, souillés de poussière, privés d'antennes ou de tarses, vétérans écloppés, dont les Cerceris ne voudront peut-être pas. Puissance admirable de l'instinctî Dans les mêmes lieux et en bien moins de temps, c'est par centaines que nos hyménoptères auraient trouvé ces Charançons introuvables pour l'homme. Ils les auraient trouvés frais, lustrés, récemment sortis sans doute de leurs coques de nymphes* N'importe, essayons avec ce pitoyable gibier. Un Cerceris vient d'entrer dans sa galerie avec la proie accoutumée; avant qu'il ressorte pour une autre expédition, je place un Charançon à quelques centimètres du trou. Le Charançon va et vient; quand il s'écarte trop, je le ramène à son poste. Enfin, le Cerceris montre sa large face et sort du trou; le cœur me bat d'émotion. L'hyménoptère arpente quelques instants les abords de son domicile, voit le Charançon, le coudoie, le retourne, lui frappe à plusieurs reprises sur le dos, et s'envole sans honorer sa proie d'un coup de mandibule.

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J'étais confondu. Nouveaux essais à d'autres trous, nouvelles déceptions. Décidément, ces chasseurs délicats ne veulent pas du gibier que je leur offre. Voyons, avisons encore. Il faut offrir mon gibier dédaigné au Gerceris, au plus fort de l'ardeur de sa chasse; peut-être qu'alors, emporté parla préoccupation qui l'absorbe, il ne s'apercevra pas de ses imperfections. On sait qu'en revenant de la chasse, le Gerceris s'abat au pied du talus, à quelque distance du trou, où il achève de traîner péniblement sa proie. Il s'agit alors de lui enlever cette victime en le tiraillant doucement par unô patte avec des pinces, et de lui jeter aussitôt en échange le Charançon vivant. Ce stratagème m'a parfaitement réussi. Dès que le Cerceris a senti sa proie glisser sous son ventre et lui échapper, il frappe le sol de ses pattes avec impatience, se tourne deçà et delà, et apercevant le Charançon qui a remplacé le sien, il se précipite sur lui, et l'enlace de ses pattes pour remporter. Mais il s'aperçoit promptement que sa proie est vivante, et alors le drame commence pour s'achever avec une rapidité inconcevable. L'hyménoptère se met face à face avec sa victime, lui saisit le rostre entre ses puissantes mandibules, l'assujettit vigoureusement, et, tandis que le Curculionite se cambre sur ses jambes, l'autre, avec les pattes antérieures , le presse avec effort sur le dos, comme pour faire bâiller quelque articulation ventrale. On voit alors l'abdomen du meurtrier glisser sous le ventre du Charançon, se recourber et darder vivement à deux ou trois reprises son stylet venimeux à la jointure du prothorax, entre la première et la seconde paire de pattes. En un clin

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d'oeil, tout est fait. Sans le moindre mouvement convulsif, sans aucune de ces pandiculations des membres qui accompagnent l'agonie d'un animal, la victime, comme foudroyée, tombe pour toujours immobile. C'est terrible et admirable de rapidité. Aussitôt le ravisseur retourne ce cadavre sur le dos, se met ventre à ventre avec lui, jambes deçà, jambes delà, l'enlace et s'envole. Le Charançon, par l'effet d'une piqûre microscopique et d'un imperceptible liquide, a donc perdu instantanément tous ses mouvements : la chimie ne possède pas de poison aussi actif. Aussi, est-ce à la physiologie et à l'anatomie qu'il faut s'adresser pour saisir la cause d'un anéantissement si foudroyant; ce n'est pas tant la subtilité du venin inoculé, que l'importance de l'organe lésé qu'il faut considérer pour comprendre ce mystère. Qu'y a-t-il donc au point où pénètre le dard? Il y a les ganglions thoraciques, l'une des parties les plus essentielles de la moelle abdominale, les ganglions qui fournissent les nerfs des ailes et des pattes et président à leurs mouvements. Ces ganglions sont au nombre de trois chez tous les insectes, tantôt distincts, tantôt plus ou moins rapprochés ou même réunis; plus ils tendent à se confondre, plus le système nerveux se centralise, plus les fonctions qui caractérisent l'animalité sont parfaites, et, par suite, plus vulnérables. Les Cerceris qui, d'un coup d'aiguillon, doivent engourdir ces fonctions animales, choisissent précisément les espèces où cette centralisation est la plus grande; ils choisissent les Buprestes dont les centres nerveux du mésothorax et du métathorax sont confondus en une seule et grosse masse; ils choisissent les Curculioniens,

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dont les trois ganglions thoraciques sont très-rapprochés, dont les deux derniers sont même contigus. Et maintenant, la raison humaine n'est-elle pas encore une fois confondue devant les miracles de cet instinct qui, de tout temps, a appris à. nos hyménoptères les plus beaux théorèmes physiologiques, les lois merveilleuses de ces filaments blancs qu'on appelle les nerfs, qui leur a dévoilé les secrets les plus cachés de Panatomie , secrets que le savant ne dérobe qu'à force de veilles et de labeur (1) !

(1) On peut, à volonté, en imitant les manœuvres des cerceris, mettre dans une entière immobilité, tout en leur conservant la vie végétative, les insectes coléoptères, dont l'appareil nerveux se prête à ce genre d'expérience. Il s'agit, avec une pointe acérée d'acier, d'amener une gouttelette de quelque liquide corrosif, l'ammoniaque , par exemple, sur les centres médullaires thoraciques, en piquant légèrement l'insecte à la jointure du prothorax, en arrière de la première paire de pattes.

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