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3 LXXYII, 12 et LXXIX, 2, quoique ce dernier passage manque de clarté.
* Donat, Ad Andr., IV, 3 : « Sive haec (persona feminea) personatis viris agitur, ut apud yeteres, sive per mulierem, ut nuncvidemus », ce qui ne paraît guère s'appliquer au jeu des mimes.
^ Saint Augustin, De ci vitale Dei, 11^ 8 : « Ëthsec sunt scenicorum tolerabiliora ludorum, comœdise scilicet et tragcediœ, hoc est fabuld3 poetarum agendœ in spectaculis, multa rerum turplMidine, sed nulla saltem sicut alia multa yerborum obscœnitate compositse. » Alla multa s'applique ici aux mimes. — Le môme, Lettres, 202 : « Tôt locis pingitur, funditur, tunditur, sculpitur, iegUur, agitur, cantatur, saltatur, Ju-
306 MCEURS ROMALNES.
Un jeu fin et conforme aux règles de l'art était non-seulement commandé par la nature même de ces comédies et par la tradition, mais indispensable pour conserver de Fintérêl à des pièces qu'une grande partie de l'auditoire , dans la capitale du moins, connaissait à fond. L'éducation des acteurs pour la con-.édie était, à la fin du premier siècle, et probablement plus tard encore, strictement classique, et les professeurs d'éloquence les recommandaient à leurs élèves, pour des leçons de prononciation correcte, de bonne élocution, de modulation de la voix, de bonne tenue et d'accompagnement convenable de la mine et du geste.
Le comédien Geminus fut un des maîtres de Marc-Aurèle^ Cependant l'élégance étudiée, que les contemporains de Cicéron avaient admirée dans un Roscius, paraissait déjà surannée et ridicule à la génération qui vivait un siècle plus tard*.
Le jeu avait pris, sans doute, une tendance plus marquée vers le réalisme, moins prononcée toutefois que ne Test celle du jeu des acteurs de nos jours. Ceux de Rome prenaient leur tâche au sérieux. Quintilien avait souvent vu des comédiens quitter la scène réellement éplorés après des scènes émouvantes^. La déclamation ne s'écartait pas
piter adulteria tanta commîtteas. » Cantatur s'applique aux tragédiens , saltatur aux pantomimes ; agitur semble indiquer le comédien, quand on songe à \ Amphitryon de Plaute^ dont la reprise à cette époque n'est pas cependant bien prouvée par Arnobe (YII, 33) ; toutefois, ce dernier verbe pourrait aussi s'entendre de mimes et d'acteurs d'atellanes. ^ Quintilien,!, 11.
2 Tacite, Dialogue* des orateurs^ chwp. xx : Nec magis perfert (vulgus assîstentium) in judiciis trlstem et impexam antiquitatem^ quam si quis in scena Roscii aut Turpionis Ambivii exprimere gestus velit.