UVRE VI. — LÈS SPECTACLES
nal^ comparée une faux retournée, Pline l'Ancien^, aux défenses du sanglier. C*est la forme qu'il a sur un basrelief de Tamphithéâtre de Nîmes® représentant le combat d'un Thrace et d'un Samnite , tandis que sur le monument d'Exochus et dans les trophées de l'école des gladiateurs de Pompéji , la lame de ce sabre est droite et à pointe non arrondie , mais triangulaire. Une armure plus complète et des cuissards aux deux jambes suppléaient, chez les Thraces , à Texîguïté du bouclier, et les distinguaient également des Samnites.
Des gladiateurs aussi pesamment armés ne devaient, en général , se recruter que parmi les beaux hommes , réunissant les avantages de la vigueur et de la taille au plus haut degré possible; à plus forte raison les hoplomaques, dont l'armure était plus lourde encore et que Ton regardait comme les champions de l'arène les plus dangereux pour leurs adversaires. Complètement armés et bardés de fer de pied en cap , ils devaient avoir non-seulement les deux cuissards , comme les Thraces , auxquels ils ressemblaient le piùs^ mais aussi la cuirasse. Combattant entre eux, ils ne pouvaient presque s'atteindre qu'au visage et aux yeux , par les trous de la visière du casque, ce qui paraît notamment résulter de ce distique de MartiaP :
Hopk>machus nunc es, fueras ophthalmicus ante. Fecisti medicus, quod facis hoploraachus.
1 Vm, 201 (faix supina). :
3 Hist. nat., XVIII, 2 (dentium sicas).
3 Pelet, Description de VampUthéâtre de Nîmes, planche HT, f. 1.
* Suétone, Caligula, chap. xxxv : Erat Esius Proculus-i)atre primipilari ob egreglam corporis amplUudinem< et speciem Golosseros dîctus : hune spectaculis detractum repente et in arenam deductum Threci et mox hoplomacha comparavit.
& vm, 74. V
Parmi les gladiateurs légers se rangeaient encore les vélites , qui combattaient avec le javelot ^ , peut-être même quelquefois avec la lance, comme probablement aussi les provocateurs. Ils devaient sans doute ouvrir le combat, qui s'engageait
Utcpie petit primo plénum flaventis arenœ Nondum calfacti velitis hasta solum.
Arlémidore^ mentionne aussi les Dimachères, sans doute munis de deux poignards, mais sur lesquels on manque d'ailleurs presque entièrement de données. Tout ce qu'on sait des Andabates , qui avaient formé le sujet et fourni le titre d'une satire de Varron {Andabatœ), c'est qu'ils combattaient sans y voir, ce qui veut dire probablement avec une visière non percée de trous et baissée. C'était {là, comme il paraît, une manière de combattre de l'ancien temps, complètement tombée en désuétude, et dont saint Jérôme^ n'a parlé, sans doute, que d'après Varron.
On ignore ce qu'étaient les paegnarii des inscriptions, dont une concerne un « pegniarius ludi magni » presque centenaire*. Cavedoni a pensé que c'étaient des gladiateurs nains.
Non-seulement des inscriptions, mais aussi Galien, Artémidore et déjà Cicéron ^ , parlent aussi de cavaliers (equi-
1 Isidore de Séville, Orig,, XVIII, 57 : Velitum pugna erat ut ultro citroque tela objectarent. — Pline, HisU nat, XXVin, 34 : Hasta velitariç eyulsà corpore hominis.
3 onirocr,. II, 32.
: ^ Adv, Jovin., I, 37; adv, Helvid.j 3, p. 3 A; contra Bufin, 3, p. 101 A.
*• Henzen, 6176.
* Pro Sext., 59, 126 (Equi gladiatorum). — Voir aussi Isidore, Orig,,