LIVRE VI. — LES SPECTACLES
puis cent taureaux de Chypre {fauri Cypriaci) et" deux cents ibices, espèce de chèvres, d'après Pline le Natura^
liste*.
Symmaque^ fit aussi venir pour ses jeux des addàces'^ espèce de gazelles, des pygargues, la capra œgagrus de Pallas peut-être, et des chiens d'Ecosse^, race que Ton exportait déjà, de la Grande-Bretagne, du temps dé Strabon*.
Enfin, Ton trouve encore, dans les spectacles décrits par Calpurnius*, la mention du lièvre blanc {lepus variabilis de Pallas), du sanglier cornu [babiroussa probablement) et du phoque.
Pour les serpents, qu'on exposait, mais qui ne figurèrent jamais dans les représentations de chasses, nous renvoyons au tome I, p. 26. .
Amphithéâtres romains de lltalie et des proTinees.
Rien ne montre plus clairement combien les jeux de te gladiature ef les tueries d'animaux étaient répandus , dans
Africae mîri coloris silvestres feriarietes sicut aliae bestise munerariis adportarentur, etc.
1 Vn, 214 (caprarum genus). — Vie de Probus^ chap. xix : Ibices et ov^s ferae.
3 Lettres, IX, 125.
3 Ihid., II, 77. ...
. * IV, 5, % p. 199. — .Grat. Faliscus, Cyneg., 174; Nemesianus, Cyneg., 124.
s Eclog., III, 57, etc. .
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Tempire romain, que le grand nombre d'amphithéâtres dont il reste des yestiges. Encore ne faut-il pas perdre de vue que le besoin d'élever des amphithéâtres en pierpe , les seuls dont les ruines aient pu résister aux injures du temps jusqu'à nos jours, n'a dû, naturellement, se faire sentir que dans les localités où ces spectacles étaient donnés régulièrement et à grands frais. L'absence de traces d'un édifice pareil dans d'autres lieux, où l'on se contentait peut-être d'un amphithéâtre en bois, ne prouve donc pas nécessairement que l'on y fût privé des jeux de l'arène.
Les traces des amphithéâtres se retrouvent dans certaines traditions, dans des ruines ou débris encore existants et dans l'usage local de certaines dénominations par lesquelles on les désignait au moyen âge. Mais tous ces indices sont souvent tellement vagues, qu'il est impossible d'en rien conclure avec certitude. Ainsi l'existence du prétendu amphithéâtre de Pérouse n'est, ou plutôt ne paraît attestée que par les actes de saint Herculan, qui sont apocryphes ^ Le fait de la construction d'un amphithéâtre à Pavie par Théodoric le Grand , pour lequel il existe un autre témoignage^, n'est pas moins contestable. Mafifei^ ne l'admet pas, par la considération que l'usage des jeux de la gladiature était tombé longtemps avant cette époque; mais on peut objecter, d'autre part, que les tueries d'animaux, auxquelles servaient alors principalement les amphithéâtres, étaient restées à la mode, et que Théodoric fit notoirement beaucoup pour les spectacles , à Rome aussi.
1 Yermiglioli, Iscriz, Perugine, p. 254-259.
2 Anonym. Vales. (Ammien Marcellin, éd. Wagner-Erfurdt, p. 623. 71).
Degli anfiteatri, 2® éd., p. 90,