‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 151 sur 258 · Gaules · texte numérisé non relu

Gaules

Narbonnaise. — Amph. à Arles, Gemenelium, Forum Julii (Fréjus), Narbonne, Nîmes, Orange (Aransio), Toulouse, Vasio Vocontiorum et Yienne. Ge dernier, malgré un passage d'Eusèbe (Hist. ecclés,y V, 4) et Ghorier {Antiquités de Vienne, I, p. 446), d'après lequel il en resterait quelques voûtes, est douteux. Nous ne reviendrons

pas sur ce qui a déjà été dit (p. 185 et 186) des amphithéâtres de Nfmes et d'Arles. On croit que le premier avait été, d'abord, destiné à des naumachies, mais resta inachevé; car, fait observer Pelet, « les aqueducs, qui devaient amener les eaux dans l'arène, ne sont même pas revêtus de ciment; ce qui n'aurait pas eu lieu, si le monument

avait déjà servi aux jeux nautiques La façade est composée d'un

rez-de-chaussée, d'un étage au-dessus et d'un attique. »

n n'est nullement certain qu'il ait été bâti, comme le présume Pelet, sous Adrien ou sous Antonin le Pieux. Il n'y a pas plus de certitude sur l'époque de la construction de l'amphithéâtre d'Arles. Pour les autres , voyez principalement Millin , Voyage dans le Midi de la France, et Montfaucon, Antiq. expl.

De l'amphithéâtre de Gemenelium , appelé Tino de Fati (cave des fées) par les gens des environs , il existe plusieurs massifs et une arcade, sous laquelle passe le chemin; le mastic qui la recouvrait subsiste encore. On voit aussi des restes d'autres arcades. Il y avait place pour 8,000 spectateurs , qui , des rangs de sièges supérieurs , pouvaient voir la mer. L'arène était de forme elliptique. Il en était de même de celle de Forum Julii , provenant d'un amphithéâtre dont l'enceinte est encore assez bien conservée.

Aquitaine. — On y mentionne des amphithéâtres à Bordeaux, Bourges, Limoges, Néris, Périgueux, Poitiers, Rastiatum (les arènes de Tintinnîac, d'après Baluze, Hist, Tulliens. , 1717, p. 8, cité par Caylus, Recueil, VI, p. 356) et Saintes (Ghaudruc de Grazannes, Antiquités de Saintes, p. 72, etc.). Gependant il n'est pas prouvé que l'amphithéâtre de Bourges ait réellement existé, et celui de Néris, d'après le plan donné par Gaylus, n'aurait été qu'un théâtre.

D'après les souvenirs de Montfaucon, les arènes de l'amphithéâtre de Bordeaux, que les habitants de la ville appelaient, du temps de Millin , la ruine du palais de Gallien , étaient des plus vastes et ne le cédaient peut-être pas à celles du Golisée. Pour les autres , voir également les ouvrages déjà cités de Millin et de Gaylus, ainsi que Lipsius.

Lyonnaise. — Amph. à Aquse Segeste (?), Bibracte ou Augustodunum (Autun), suivant Millin (I, p. 307, etc.), Grociatonum Unellorum, dont les ruines sont situées près de Valogne, en Normandie, Lyon, Orléans (Histoire d'Orléans de Vergniaud-Romagnési, p. 178), Paris, voir plus haut, p. 297) et Tours (Revue arcJiéologigue, X, p. 376). Ge dernier, un peu plus grand que ceux de Saintes et de Nîmes, est mentionné dans un diplôme du roi Gharles-le-Simple (dom Bouquet^ Script, rer, galL, tome IX, p. 534). Les restes de la ruine de Lyon

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