Asie Mineure
Dans les parties asiatiques de l'empire aussi, il y a lieu de mentionner comme les spectacles principaux ceux qui étaient donnés, dans chaque province, par des associations formées dans ce but sous la présidence et aux frais des dignitaires sacerdotaux. Les jeux de gladiateurs n'y manquaient pas, dans les premiers siècles de la période impériale. Un rescrit de l'empereur Alexandre Sévère (Cod, Just , X, 61) et la relation du martyre de saint Polycarpe, en 166, dans Eusèbe {Hist, ecclésiast,, IV, 15, p. 135, 27, éd. Schwegler), ainsi que Ruinart {Acta martyr, , p. 42) , témoignent positivement de jeux de l'espèce, donnés par les grands prêtres des provinces. En outre, beaucoup d'inscriptions (C. I. (ï., 2511, 3213, 3677; II, 2194 b, 2759 b} mentionnent des familles de gladiateurs appartenant à des prêtres de ce rang. Galien raconte qu'après avoir terminé ses études en médecine à Alexandrie, il fut nommé, par le grand prêtre de Pergame, médecin de ses gladiateurs, et que le succès avec lequel il avait pratiqué un traitement nouveau, dans cet office, le recommanda derechef, pour celui-ci , au choix des successeurs de son premier patron {De compos. medicam, per gênera, hb. III, c. II ; éd. Kuhn, v. XIII, p. 599 ; éd. deBâle, II, p. 350. — Voir aussi éd. Kuhn, XIII, 564 et XVIII b, 561). Ces spectacles avaient lieu en été. La dernière mention que l'on en ait est de l'an 465 , c'est-à-dire bien postérieure à la suppression des jeux de lagladiature [Cod. Just, , de officio comitum orientis, soit Code I, titre XXXVI).
Les écoles de gladiateurs {ludi) se trouvaient, probablement, étabUes surtout dans les villes où se célébraient les fêtes provinciales. On