‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 57 sur 258 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

3 Tacite, Hist., Il, 11.

* H. A. — Vie de Gordien 1 II, chap. xxxiii. 5 Vie de Gallien, chap. nu.

* Vie d'Aurëlien, chap. xxxiii.

péji, dans laquelle on avait cru d'abord reconnaître un quartier de soldats ou un marché, contient, en réalité, les restes d'une école de gladiateurs, comme le prouvent surabondamment les casques à visière qu'on y a trouvés *. Là, comme à Técole de Rome mentionnée plus haut, il y a un espace rectangulaire (de 173 pieds de long sur 139 de large) entouré de portiques. Plus de soixante-dix colonnes d'ordre dorique de 11 pieds de haut, en maçonnerie, finement marbrées, peintes en rouge et cannelées dans leur partie supérieure, y sont encore debout. Dans tout le pourtour, ce portique est bordé d'une suite de petites pièces carrées, de 10 à 12 pieds de côlé chacune ^ sans fenêtres et s'ouvrant sur la colonnade, au nombre de soixante-six en tout, comme il paraît : c'étaient là les cellules des gladiateurs. Il y avait de plus un étage supérieur. Les murs et les colonnes étaient couverts d'inscriptions et de dessins, relatifs à la gladiature. Le mur extérieur offrait, entre autres particularités, l'affiche d'un jeu de gladiateurs. Deux peintures, représentant des trophées d*armes de gladiateurs, se sont conservées. On les voit actuellement au musée Bourbonien.

Pour tenir en bride des bandes entièrement ou du moins en partie formées de criminels et de prisonniers de guerre, c'est-à-dire d'hommes désespérés et capables de tout, il fallait naturellement un régime de fer, appuyé des mesures les plus vigoureuses. Hors de l'arène, les gladiateurs étaient complètement désarmés, tenus dans une claustration plus ou moins sévère et gardés par des soldats dans les écoles impériales. Il en était déjà ainsi

1 Bechi, Mus, Borh., V, lav, Xt (1829), et Garrucci, Bull. Nap., N. S. ., |). 99, etc.

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