‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 66 sur 258 · LIVRE VI. — LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LES SPECTACLES

rope^ depuis Tantiquité, fut probablement celui dont, il y a quelques années, le jardin zoologique de Londres fit sonner si haut l'acquisition ^ Toute l'influence d'un consul d'Angleterre auprès du pacha d'Egypte avait à peine suffi pour obtenir cet animal, dont la capture occupa tout un détachement de troupes, et dont le transport, du Nil Blanc au Caire seulement, fut une affaire de cinq à six mois. Or, ces deux animaux, si rares et si curieux pour la science, avaient reparu plusieurs fois dans la suite à Rome^ où Ton était en mesure d'en montrer beaucoup plus que de nos jours, et même d'en tuer pour l'amusement du public. Commode^ au rapport de Dion Cassius, témoin oculaire du fait, tua de sa main, en un jour, cinq hippopotames et, en différents autres jours, deux éléphants, une girafe et quelques rhinocéros. Le ligre même, bien qu'il eût paru tout à fait impossible à Yarron de jamais le prendre vivant, fut amené à Rome dès l'année H avant J.-C, et plus tard on revit assez souvent des tigres, sauvages et môme apprivoisés, dans cette capitale.

Ce que l'on rapporte du nombre, de la diversité des espèces d'animaux , réunis pour les grands spectacles , parait incroyable. Dion Cassius^, sans doute, a raison quand il relève l'exagération dont tous ces chiffres étaient empreints; mais, quoi que .l'on en rabatte, et fût-ce la moitié, ils n'en restent pas moins énormes. Sous ce rapport , il est vrai , les jeux de Pompée et de César ne fu-

relations beaucoup plus suivies avec l'Egypte, la girafe a reparu dans les principaux jardins zoologiques de l'Angleterre et du continent. *

1 * Le Jardin des Plantes, à Paris, en a également reçu un depuis. *

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