‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des Antonins (volume 2)Chapitre 67 sur 258 · XLIII · texte numérisé non relu

XLIII

rent pas surpassés, ni même égalés, dans la suite. Aux premiers figurèrent, dit-on, 17 ou 18 éléphants, de 500 à 600 lions et 410 autres animaux d'Afrique; aux seconds, 400 lions et 40 éléphants. Mais les rapports des historiens de Tempire aussi accusent des chiffres de 100, âOO et jusqu'à 300 lions, de 400 à 500 autres animaux d'Afrique et d'autant d'ours, sans parler d'un nombre souvent bien plus grand encore d'espèces communes, montrés ou chassés à un seul spectacle; et de pareils témoignages, nous le répétons, ne sont pas rares du tout. Avec les animaux que Ton réunissait alors à Rome, pour l'objet d'une seule grande fête, on doterait richement, aujourd'hui, tous les jardins zoologiques de l'Europe. Au rapport d'Auguste lui-même, qui trouvait particulièrement plaisir au spectacle d'une multitude et d'une grande variété d'animaux rares ou peu connus S on en tua, des espèces d'origine africaine seulement, environ 3,500 dans les jeux donnés par lui 2. A la fêle de cent jours que donna Titus, en l'an 80 de notre ère, pour l'inauguration de l'amphithéâtre Flavien, il paraît que 5,000 animaux sauvages, de toute espèce, furent montrés en un jour ^, et que l'on n'en tua pas moins de 9,000, tant apprivoisés que sauvages, dans tout le cours des fêtes*. Aux fêtes ordonnées en l'an 106 par Trajan, pour la célébration de son second triomphe de Dacie, et qui durèrent quatre mois, on en compta même U,000^ Cette vogue des spectacles d'animaux ne fut, du

1 Aurelius Victor, Epit. I, 25.

2 Marbres d* An cyre.

^ Suétone, Titus, chap. vii — Eutrope^ VU, 21. *• Dion Cassius, LXVI, 25.

* Ibid., LXVni, 15.

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