CHAPITRE PREMIER
Du lien de la morale des Anciens arec la religion et des dangers dont on la prétendait menacée par l'anthropomorphisme 339
Différence essentielle entre la morale antique et la morale chrétienne.
— Manière des Anciens d'envisager la divinité et Thumanité. — La philosophie morale. — La science est le fondement de la félicité. —
La félicité est dans la résignation 344
Progrès de la philosophie grecque dan9 le monde romain. — Opposition contre la philosophie. — Antipathies fondées dans le caractère national des Romains. — La philosophie vue de mauvais œil par les gouvernants. — Persécutions dir^ées contre les philosophes. — Revirement d'opinion après la mort de Domitien. — On s'applique a infirmer le reproche, fait à la philosophie, d'hostilité au gouvernement. <— Aversion de la multitude pour la philosophie. — Inutilité de celle-ci dans l'opinion de la plupart des gen^ sans instruction et même dans celle de beaucoup d'hommes instruits. — Les rhéteurs opposés aux philosophes. -- Sénèque l'Ancien. — Quintilien. — Fronton. — Lucien. — Aristide • '. 3&0
Les adversaires de la philosophie alléguant rimmoralité des philosophes. — Pseudophilosophes à Rome et en Grèce. — Les cyniques.
— La philosophie reconnue par les Romains comme le flambeau de la moralisation. — Différences de vues sur la dose d'instruction philosophique nécessaire. — Participation des Romains aux études philosophiques. — L'école sextienne. — Progrès du stoïcisme, de l'épicurisme et des autres systèmes de philosophie chez les Romains. — L'instruction philosophique commence d'ordinaire avec l'adolescence. — Logique et dialectique. — Physique. — Éthique. ^- Droit et devoir des maîtres de surveiller et de diriger en tout la conduite
de leurs disciples 373
Triple mission des philosophes enseignants. — 1* Les philosophes comme précepteurs et directeurs de conscience dans les grandes maisons. — Comment étaient traités, d'après Ludeu, ces philosophes domestiques. — Philosophes à la cour. — 2« Philosophes direc-
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rages, leun d'éeoies publM|ueft. — Inconvénients dtt conditimis de renseignement duii les écoles de philosophie. — Ce qui Tempèche de derenir profitable , par la fisute des élcres on par eelle des maîtres. — Uamour des belles phrases et la soif d'applandissenents. — 3* Philosophes missionnaires et prêchant la morale au peuple, comme les cyniques. — Démétrius. — Démonax. . . '« 412
Conclusion. — Épnralion des idées morales par suite du développement de la philosophie dans les premiers siècles de notre ère. — Manque de tedcânMot de la supposition d'une décadence çhiérale des mœurs à cette époque • 438
CPAPlTRfi 11. ^ Ctoysttwe * riMiMHsdlté de ràMC.
Crotahcb DBg HOHHBS DiSTBum. — Négation de l'immortalité de
l'âme par Pline VAncien. — Les épicuriens. — Ëpitaphes matérialistes. — Négation de l'immortalité dans d'autres systèmes. — Foi dans l'immortalité et preuve de œNe-ci. — Pythagorisme et platonisme. — h» sceptiques parmi les gens instruits. — Galien, Quintilten et Tacite. — ; CÂcéron comme représentant des croyants parmi les Romains instmrits. — Les stoïcieiis. SénèquOé — Les platoniciens. Plutaïque. — Apulée et Pausaniu. — Allusions à la Tie dé Tautre ' monde sur des sarcophages et d'autres monuments funèbres 44S
Cbotâitcb IMS es^s sahi imTRUCnON. -— Peihistance de l'idée mythologique des eilfets. ^. La croyance au nocher des enfers. — Témoignages reUtifi à Tempire des idées qui avaient cours chez le peuple. — La foi populaire altérée par le mélange d'éléments orientaux. '-^ Conception de Texistence d'âmes matéridles. — Idée matériella des récompenses et des châtiments de l'autre monde, v • • 468
Ckotanck AVl B8PR1T8. — On y trouve la preuve que la croyance k l'immortalité de l'âme était généralement répandue. — L'évocation des morts. — La dévotion * ' « < . é 482
CoHCLUnoN. -r Différences entre la foi des Anciens et celle des chré* tiens â l'immortalité de l'âme. — La première est tournée du côté de la vie terrestre. — Désir de vivre dans la mémoire de la postérité* — La croyance à l'immortalité de l'âme n'est pas, dans l'antiquité, tme consolation indispensable comme dans le christianisme, ni aussi , fortement en opposition avec l'incrédulité que dans celui-ci. — La mélancolie et la résignation sont des traits dominants de la manière
' dont on considérait la Vie dans l'antiquité 49d
FIN DE LA TABLE DU QUATRltHV ET DRRNIEH VOLUME.