SUPPLÉMENT AU TOME DEUXIÈME
Même page^ ligne i\, après le root « naufrages; » :
ils allaient jusqu'à vendre comme esclaves les malheureux qui tombaient entre leurs mains' ;
* Scribonius Largu8(90, 23 i) raconte qu'un dispensateur de Calvisius Sabinus, « naufragio in ergastulo deprehensus (1. in ergastulum depresBus), » reçut dans ce cachot la marque de la flétrissure servile.
Page 346^ note 5 :
Voir aussi Zénob», 5, 32.
If éme page^ ligne 14 :
De Rome à Stables on mettait quatre jours, par la voie demer^
* Galien, Meth, fitéd., V, 92 (éd. K., X, 398).
Page 347, ligne 20^ après le point :
Galien \ retournant à Rome avec un ami de Gortyne (ville de la Crète), passa parCorinthe; puisTami, après avoir dirigé ses bagages et la majeure partie de ses esclaves sur Athènes par mer, poursuivit lui-même sa route par Mégare, mais en retenant auprès de lui quelques serviteurs.
* De eogn, curandisque animi morbis, c. iv (éd. K., V, p. 48).
Page 348^ au bas du texte :
Saint Ignace, dans Tarrière-saison ou Thiver môme de Tannée 107 de notre ère, fut transporté, par mer, de Séleucie à Smyrne, et en Troade, de là, par terre, à travers la Macédoine jusqu'à Épidamne, et finalement rembarqué à la destination du port d'Ostie\ La nouvelle de la mort de G. César, décédé à Limyra, en Lycie, le
> Ruinart, Acla mart.
21 février de l'an 4 de notre ère, arriva le 2 avril suivant àPise*.
* Orelli, 643 (Cenotaph. Pisan.).
Page 35(V, à la note 1 :
Le trajet maritime le plus rapide, dans l'antiquité, est celai qu*a mentionné Arrien dans Bon Périple du Pont-Euxiny ch. tu (Geoçr. minoreSf éd. Maller, p. 372), avec un parcours de 500 stades dans un laps de six à sept heures, soit de 8 milles marins de 60 au degré par heure au minimum. C. MuUer, n'admettant pas la possibilité d'une telle vitesse, c'est-à-dire d'un parcours de 1,700 à 2,000 stades en vingt-quatre heures, soupçonne dans le chiffre de 500, indiqué d-dessus, une altération du texte primitif. Cependant cette vitesse, notamment pour une durée limitée, n'est pas trop invraisemblable, puisque Aristide aussi fait mention d'un trajet fait dans de très-bonnes conditions, mais ne rentrant pas dans la catégorie des trajets de grande vitesse extraor* dinaire, dans lequel un parcours de 1,200 stades fut accompli en vingt* quatre heures, et que, dans la plus accélérée des courses maritimes mentionnées par Pline, la vitesse moyenne apparaît presque aussi grande, même pour une durée beaucoup plus longue.
0. Peschel, après la citation du passage d'Arrieu, dans son Histoin de la géographie (1865, p. 18, n. 1, en allemOi poursuit en ces termes s « Dans les trajets maritimes dont Plioe a fait mention, la vitesse, dV près la remarque d'un savant marin anglais, ressort dans un cas à moins de 140, dans deux à 160, et dans -les autres à un chiffre de 175 à 185 milles marins, par journée de vingt-quatre heures. Cela fÎBdt un minimum de vitesse s'établissant entre 6 et 7 milles marins par heure, un maximum d'un peu plus de 8 milles, et une moyenne de 7 milles à l'heure, qui serait trèfr-satisfaisante même pour des naviga* teurs de notre temps. » Voyez à ce sujet James Smith, De la canstrve^ iion navale chez les Grecs et les Romains, — La frégate autrichienne la NovarCy de Valparaiso à TËquateur, dans l'Océan Atlantique, ne fit en moyenne que 6 miUes marins et demi à l'heure (Voir Schener, Voyage de la NovarCj 3, 291, en aUem.)>
Page 351^ à la note 1 :
Pour le contraire, voyez Lucien, Lt/tc», 1.
Page 354^ ligne 26, après le point :
Des provinciaux opulents ne se faisaient pas faute de
déployer le même luxe. Le sophiste Polémon de Smyrne, par exemple, se faisait suivre, dans ses voyages, de nombre de bêtes de somme, de chevaux, d'esclaves et de couples de chiens, dressés pour des chasses diverses; luimême avait à sa voiture de route un attelage phrygien ou gaulois, harnaché d'argent \
I Philostrate, Vies des sophistes, éd. K., p. 228.
Page 355^ à la note 2 :
Voyez aussi ces autres vers de Martial (I, 2) :
Qui tecum cupis esse meos ubicunque libeUos
Et comités long» quœris babere yi», Hos eme quos artat brevibus membrana tabellis :
Scrioia da magnis, me manus una capit.
Même page, après la ligne i5 :
L'habitude des femmes de condition était, sans doute, de voyager en litière. Ainsi Julie, la fille d'Auguste et l'épouse d' Agrippa, dans un voyage à Uium, faillit une fois la nuit de se noyer, avec ses porteurs de litière, dans les flots du Scamandre, qui avait subitement grossi. Agrippa, irrité de ce que les habitants de la ville n'étaient pas venus au secours de sa femme, leur imposa, bien qu'ils n'eussent été nullement avertis de Tarrivée de Julie, une amende de 100,000 deniers, du payement de laquelle ils ne parvinrent à se faire dispenser que grâce à l'entremise de Nicolas Damascène et à l'intercession du roi Hérode ^
* Nicolas Damascène^ De vita sua (MuUer, ffist, Grxc* fragm., III, p. 350).
Page 356, ligne 9, en note :
II en est encore en partie ainsi, de nos jours, dans Tintérieur de la Bussie (voir de Haitbausen, I, 96, etc., pub. en 1847) et de la Sicile
(voir Parthey, Pérégrinations en Sicile et dans le levant, I, 338, publ, en 1834, en allein.)-
Page 356^ ligne 1 de la note 3^ après le point :
StraboD, dans le second .des passages cités, parle de Carura, sur les confins de la Pbrygie et de la Carie.
Voici de plus le texte, malheureusement très«vicié, de la citation suivante de Pline TAncien (Hist. nat,, XXIX, 23) : Ipsorum intemperantiam in (morbis) aquarum calidarum deverticjilisC?).
Page 357^ à la note 2 :
Sur ce qu'on appelait « munus hospitis in domo recipiendi », c'est-àdire les quartiers à fournir aux juges ou magistrats romains, à leur suite et aux soldats en marche, voyez Kuhn, Organisation de l'empire romain, 1, 61 (en allemand). Les savants étaient exempts de cette charge. Voir Philostrate, Vies det sophistes, I, 25, 3.
Même page, ligne 24, après le point :
Les grands de Tépoque seuls pouvaient avoir des quartiers, en nombre suffisant, toujours préparés pour les recevoir^ dans leurs petits voyages en Italie, quand ils se rendaient, par exemple, à leurs terres. Ainsi Qicéron en avait, où il descendait, en allant visiter ses villas d'Anagnia, d'Atina, de Frosinone, de Lanuyium et de Sinuessa. On sait aussi qu'il chercha à s'en procurer un à Terracine*.
* Cieéron, ad fam,, VII, 2S.
Page 358, ligne i, au mot « (Passantes », ajoutez :
en Italie comme dans les provinces.
Page 359, ligne 1, après le point :
Le pieux Samaritain ne put-^il pas, comme nous le voyons dans TÉvangile*, conduire à une auberge le mal-
* Selon Saint-Luc, 10, 34.
heureux qu'il trouva gisant sur la route de Jérusalem à Jéricho, où il avait été blessé et détroussé par des brigands? Un bourg comme Bethléhem n'avait-il pas aussi son hôtellerie *?
• ibidem, 2, 7.
Même page^ ligne 11 :
Il est assez probable, en effets que les mansiones^ quand il y avait de la place^ logeaient aussi de simples voyageurs payants.
Même page^ à la note 4 :
' Mentionnons également, à ce sujet, Tabernœ (auj. Rheinzabern), ancienne colonie romaine de potiers, dans le Palatinat.
Page 361> à la note 3 :
Les deux deniers laissés par le pieux Samaritain à raub<;rgi8le, pour défrayer pendant un jour le blessé remis à ses soins {Év, selon saint Luc, 10, 34), étaient certainement plus que suffisanls, comme ils devaient couvrir en outre les frais d*un traitement médical.
Page 363, ligne 6, après le point t
Les fraudes de Tespèce étaient d'ailleurs très-communes, sans doute.
Même page, à la note 1 :
Quintilien, Declam.y 349 : Quod quis per publicanos improfessum translulerit, commissum sit. — Les douaniers, dans ce passage, disent : Quamvis pœna sit, quamvis in commissum veniant ea quœ quis professus non est, tamen fallere nos volunt, tamen mille artibus circumscribuntur (lisez circumscribimur). — Ibid., 359 : Prœter instrumenta itineris, omnes res quadragesimam publicano debeant. Publicano .scrutari liceat. Quod quis professus non fuerat, perdat. Matronam ne liceat attingere. Matrona iter faciens, quum ad publicanos venisset, uniones habens CGCG, in sinum abdidit; kos quum requireret publicanus, matrona scrutandi potestatem fecit, publicanus noluit scrutarl.
Translatis manum injicit et suos dicit. — Il ne reste qu'à savoir si les choses se passaient réellement ainsi*
Page 363, après la ligne 11 :
Les effets des soldats étaieat exempts de droits ^ et il est probable que, dans bien des cas, la faveur impériale procurait la même immunité. Trajan la conféra au sophiste Polémon de Smyme, pour tous ses voyages de terre et de mer, et Adrien retendit même à tous ses descendants*.
< Tacite, Annales, XIH, 50, eto,
' Philostrate, Vies des sophistes, p. 228, éd. Kayser.
Page 364, ligne i, après le point :
Galien ^ parle d'un brigand gui, naguère, infestait les environs de Coracésion, en Pamphylie, et qui coupait les jambes à ses victimes; Lucien*, de brigands en Egypte. Dion Gassius ' pensait que le brigandage ne cesserait pas tant que la nature humaine ne changerait pas elle-même. Les brigands n'en voulaient pa^ seulement à l'avoir, mais aussi aux personnes des voyageurs, pour en faire également leur butin, et le rapt d'hommes était connu en Italie comme dans les provinces; plus d'un voyageur sans défense disparaissait pour toujours dans les affreux bagnes, à demi souterrains, où étaient tenus enfermés les esclaves des grands propriétaires terriens ^.
* Deusupart.corp.f m, 5; éd. K., II, 188, ' Alexandre^ 44.